Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura
Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura © Reuters

En principe, les négociations inter-syriennes doivent se poursuivre jusqu'à mercredi prochain. Dans les faits, elles sont moribondes. Sur le fond, le régime de Bachar Al-Assad ne veut rien céder. A cela s'ajoute, les querelles au sein de l'oppostion.

L'impasse semble totale à Genève. Le Haut comité des négociations , un groupe d'opposants soutenu par l'Arabie et le Qatar, a plié bagages, faute de progrès tangibles.Les discussions doivent néanmoins se poursuivre jusqu'à mercredi prochain avec d'autres groupes d'opposants restés sur les bords du Léman.A ce stade, non seulement, le fossé reste immense entre le régime syrien et l'opposition, notamment sur le sort réservé à Bachar Al-assad, mais en plus, c'est la division la plus totale qui règne chez les opposants, explique Elian Ma'ssad , un militant de l'intérieur qui participe aux négociations de Genève.

La vérité est qu'il y a deux projets pour la Syrie nouvelle : il y a le projet islamique et il y a le projet laïque

Seul progrès tangible : sous la pression des Russes, le régime syrien a lâché un peu de lest sur la question de l'aide humanitaire. Un convoi du CICR a pu enfin ravitailler en nourriture et médicaments les 120 00 habitants de la ville de Rastan assiégée depuis des mois.

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