L'Italie et la Belgique sont soulagées. Un journaliste italien de la Stampa et un enseignant belge retenus ensemble depuis le mois d'avril dans les zones rebelles ont été libérés hier. Les déclarations de l'enseignant créent un certain malaise. L'enseignant s'appelle Pierre Piccinin da Prata. Il affirme avoir entendu les rebelles s'attribuer l'attaque meurtière au gaz dans la banlieue de Damas. Il est au micro de Pierre Bénazet.

Oui nous avons surpis une conversation entre un général de l'ALS et un officier d'Al -Farouk et un troisième intervenant et de cette converation, on peut affirmer [...] que le régime de Bachar Al-Assad n'est pas responsable de l'utilsation d'un gaz de combat dans la banlieue de Damas.

Domenico Quirico est un vétéran de La Stampa qui a couvert de nombreux conflits en Afrique et au Moyen-Orient, s'était rendu en Syrie le 6 avril et avait disparu quatre jours plus tard. Il a pu contacter son épouse par téléphone en juin pour confirmer son enlèvement et rassurer sur son état de santé.

On ignore l'identité des ravisseurs des deux hommes, qui étaient ensemble au moment de leur enlèvement. Leur libération survient en plein débat sur d'éventuelles représailles militaires au bombardement à l'arme chimique du 21 août dans la banlieue de Damas, que Washington et la plupart de ses alliés imputent au régime de Bachar al Assad. L'Italie a condamné le gouvernement syrien mais refuse de s'associer à une intervention militaire en l'absence de mandat de l'Onu. Quatre autres journalistes italiens avaient été enlevés en avril en Syrie, mais ont retrouvé la liberté après un peu plus d'une semaine.

Bachar Al-Assad, de plus en plus menaçant

Dans un entretien à la chaine américaine CBS, le président syrien Bachar Al-Assad est apparu une nouvelle fois menaçant.

Il faut s'attendre à tout [...] si vous n'êtes pas sages dans vos décisions, vous devez en payer le prix.

Moscou a proposé à la Syrie de placer ses stocks d'armes chimiques sous contrôle international, espérant qu'une telle mesure puisse prévenir une action militaire contre le régime de Bachar al Assad. Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al Moualem a accueilli favorablement la proposition russe de placer l'arsenal chimique de Damas sous contrôle international.

Les précisions à Moscou de Marc Crépin

Walid al Moualem de Moscou :

Je déclare que la République arabe syrienne accueille favorablement l'initiative russe, motivée par l'inquiétude des dirigeants syriens à l'égard de la vie de nos citoyens et la sécurité de notre pays, et aussi motivée par notre confiance en la sagesse des dirigeants russes, qui tentent d'empêcher une agression américaine contre notre peuple.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a indiqué de son côté qu'il envisageait de demander au Conseil de sécurité d'exiger de Damas le transfert immédiat de ses armes chimiques dans des sites sécurisés en Syrie où elles pourraient ensuite être détruites. Il a estimé que "l'embarrassante paralysie" dont souffre actuellement le Conseil de sécurité devait être surmontée.

A Damas, les habitants soutiennent en majorité le régime et n'hésitent pas à dénoncer les menaces de frappes aériennes. Valérie Crova est à Damas.

Les Damascènes n'ont pas peur des frappes.

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