C'est chez les conscrits de l'armée syrienne que les défections sont les plus nombreuses. J'ai rencontré il y a quelques semaines Ahmad en Jordanie. Il venait de quitter le pays. Il était basé dans une unité positionnée dans le Golan. Il a profité d'une rare permission pour disparaître à Damas, prétextant une visite familiale. Il raconte les conditions de son départ.

Ahmad, déserteur de l'armée syrienne

Les militaires syriens qui arrivent en Jordanie ne sont pas accueillis dans le camp d'Al-Zaatari mais sont regroupés dans celui de Mafrak. Il y aurait environ un millier d'officiers et de soldats qui ont fait défection. Dans les unités de conscrits, Ahmad explique que tout le monde est surveillé...

Ahmad, déserteur de l'armée syrienne

A Mafrak, les militaires ont été installés dans les baraquements destinés à des Asiatiques qui travaillaient en Jordanie comme ouvriers. Ils vivent à 5 dans des chambres minuscules. Les services de renseignement jordaniens confisquent passeports, cartes d'identité et permis de conduire. Quand ils veulent sortir hors du camp, les autorités jordaniennes leur délivrent un permis pour circuler. A l'intérieur du camp, nous raconte Ahmad, "on a peur d'une "cinquième colonne" du régime". L'ambiance est pesante...Ahmad ne rêve que d'une seule chose : quitter la région pour refaire sa vie loin de la violence.

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