Au Quai d'Orsay, on ne cache pas sa perplexité devant l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar Al-Assad. "Il est très difficile de vérifier l'emploi effectif de telles armes" , avoue un diplomate qui ajoute :"on ne peut pas s'en tenir aux informations qui circulent ici et là et les témoignages ne suffisent pas." Vérifier, implique d'aller sur le terrain, hors c'est quasiment impossible.

Que sait-on vraiment alors ? Le régime syrien a développé un programme d'armes chimiques dans le cadre de son état de guerre avec Israël. On connaît le type de gaz : gaz moutarde, sarin, VX et BZ. Ce qui est certain pour le moment, c'est que ces stocks n'ont pas été transférés hors du territoire syrien. "Le régime syrien aurait pris la décision récemment de regrouper les stocks sur un nombre de sites moins nombreux" , poursuit notre diplomate.

Autre certitude : les insurgés n'ont pas mis la main sur des armes chimiques du régime. La crainte c'est que Bachar Al-Assad utilise des bombes sales à faible dose "pour tester la réaction des occidentaux" , avance-t-on au Quai d'Orsay.

Mais pour l'heure : "rien n'indique que le régime soit passé d'une stratégie de la tension à celle de la terreur." En tout cas, Laurent Fabius a demandé aux services de l'ambassade de France à Beyrouth de contacter les blessés syriens qui se disent victimes des armes chimiques.

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