Vendredi 14 juin à Ankara, le général Sélim Idriss, lun des principaux chefs militaire de l'insurrection, a présenté aux 11 pays qui constituent le groupe des amis de la Syrie (1) une "shopping list" des besoins en matériels militaires des groupes rebelles. Le général était ccompagné pour cette réunion d'un "homme clé du front nord" , selon un participant.

Cette liste va du support au combattant (lits, tentes, uniformes, rations alimentaires, etc.) jusqu'à des armes sophistiquées notamment des missiles anti-chars et anti-aériens. A cela s'ajoute des conseillers en accompagnement des opérations militaires.

"La France a coché des croix dans cette liste" , affirme un diplomate français sans préciser la nature de l'aide militaire française et son délai d'acheminement. Une réunion ministérielle du groupe des 11 est prévue samedi prochain à Doha, où des annonces pourraient intervenir. Selon les informations qui remontent du terrain, il y a urgence.

La bataille de Qoussayr, perdue par les rebelles, a été un "tournant" reconnaît le Quai d'Orsay. Outre la perte d'un verrou stratégique, elle a montré la mobilisation des alliés du régime syrien. "Le sentiment des rebelles c'est que l'implication massive des partenaires du régime constitue une vraie menace sérieuse," expliqe notre diplomate.

Non seulement Alep, la grande ville du Nord, est sous pression, mais les quartiers de Damas dans la Ghoutta contrôlés jusqu'alors par l'insurrection sont désormais menacés ainsi que des villes du sud du pays. Autant dire que l'été risque bien d'être décisif pour chacun des camps.

Sans ravitaillement en armes, l'insurrection sera alors réduite à des zones périphériques à la frontière turque, toute la "Syrie utile" passant sous contrôle du régime. Et là, Genève II n'aura plus beaucoup de sens...

(1) France, Royaume-Uni, USA, Allemagne, Italie, Jordanie, Arabie Saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Egypte et Turquie.

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