barack obama plaide auprès du g20 en faveur d'une action en syrie
barack obama plaide auprès du g20 en faveur d'une action en syrie © reuters

En plein G20, François Hollande a rappelé sa volonté de "punir" Bachar al Assad. Une intervention qui ne bénéficiera certainement pas de l'effet de surprise... La France attendra le rapport des inspecteurs de l'ONU, et ciblera des objectifs militaires.

"Nous ferions en sorte pour la France de ne viser que des cibles militaires", explique le président français à l'issue de la réunion du G20 à Saint-Pétersbourg. Petit à petit, on cmmence à en savoir un peu plus sur une éventuelle action française en Syrie. Un peu trop peut-être ? Prié de dire si annoncer aussi longtemps à l'avance une action militaire contre le régime de Bachar al Assad ne lui permettra pas d'y échapper, François Hollande répond qu'un "dictateur ne peut pas tout prévoir".

Dans la journée, il a annoncé qu'il attendrait la présentation du rapport des inspecteurs de l'Onu sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, avant de déclencher une opération militaire contre le régime de Bachar al Assad. Paris accuse le régime d'avoir utilisé ces armes contre la rébellion.

Nous allons attendre le rapport des inspecteurs comme nous attendrons le Congrès américain. (Ce rapport) doit être délivré le plus tôt possible et ce sera un élément d'appréciation.

Le mieux serait que le conseil de sécurité puisse être le cadre de cette condamnation puisque la mission des inspecteurs est une mission des Nations unies. Sinon une large coalition devra se former, se forme en ce moment même, pour rassembler tous les pays qui n'acceptent pas qu'un pays, qu'un régime puisse utiliser des armes chimiques.

La solution politique, c'est terminé

Pour François Hollande, la position de la France est en effet "comprise" par les autres pays européens, même s'ils sont en majorité contre une option militaire. "Si une riposte proportionnée, limitée, ciblée devait être décidée, y compris par la France, elle n'aurait pas pour objet de renverser le régime", assure le président.

Ceux qui imaginent qu'on peut faire une solution politique avec un régime qui massacre, qui gaze, en laissant faire, ça continuera dans toute la région, ce à quoi je me refuse.

François Hollande a ajouté que Barack Obama lui avait confié que le vote du Congrès américain interviendrait en milieu de semaine prochaine.

Le président américain, lui, assure que les Etats-Unis ne peuvent pas ne pas réagir.

Si l'on ne fait rien, on va commencer à décrier l'inaction des Etats-Unis. Nous pensons qu'il faut prendre les devants et agir. Nous ne sommes pas certains, certes. Mais si l'on agit pas, cela signifie qu'on ne pourra plus défendre les normes et le droit international.

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