Dans le clan Assad, il y a bien sûr Bachar, le président, et sa femme Asma, et puis il y a l'oncle Rifaat. Un oncle turbulent qui avait voulu renverser son frère Hafez en 1983. Sa tentative de putsch ayant échouée, il avait pris le chemin de l'exil, naviguant entre Paris, Londres, Marbella et Riyad.

Il emmène avec lui sa nombreuse progéniture (Rifaat a eu trois épouses qui lui donneront huit fils et huit filles). L'un de ses fils, Siwar est alors âgé de 9 ans quand il quitte la Syrie. Eduqué en Suisse et en Grande-Bretagne, Siwar fera son droit à la Sorbonne à Paris.

Aujourd'hui, homme d'affaires et patron d'une chaîne de télévision par satellite en Angleterre (Al-Alamia TV), Siwa Al-Assad publie un premier roman, un thriller ("A coeur perdu ", Editions Encre d'Orient). Un roman qui n'a rien à voir avec la Syrie, l'occasion d'évoquer avec lui la crise qui secoue son pays d'origine.

Même s'il se tient à l'écart du clan au pouvoir -il dit n'avoir rencontré Bachar Al-Assad qu'une seule fois- il garde le contact avec ses cousins à Damas. Mais son avenir, Siwar Al-Assad ne le voit pas en Syrie mais plutôt en Amérique du sud, nous a-t-il confié, lors de son derner passage à Paris.

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