Un rafale part dans une mission de bombardement es base de Daech
Un rafale part dans une mission de bombardement es base de Daech © MaxPPP/UPI/ECPAD/EMA

François Hollande va rencontrer Barack Obama à Washington le 24 novembre et Vladimir Poutine à Moscou le 26 novembre. Une grande coalition militaire anti-organisation État islamique se met en place.

La lutte contre les djihadistes de l’Etat Islamique prend un tour nouveau. Si la France a décidé d’amplifier son engagement, la Russie elle-même semble modifier ses priorités. Vladimir Poutine a reconnu que le crash de l’avion russe dans le Sinaï était bien un attentat et le président russe se dit prêt, désormais, à collaborer militairement avec la France.

Quatre jours après les attentats, la France continue ses frappes en Syrie -encore 10 chasseurs ont bombardé cette nuit la ville de Raqqa et Paris envoie jeudi dans cette zone le porte-avion Charles de Gaulle.

Un important chemin parcouru

Poutine et Hollande sont d’accord maintenant pour échanger des renseignements sur les islamistes. Et le président Russe ordonne à sa marine de guerre d’entrer en contact direct avec le Charles de Gaulle, de travailler avec les Français comme avec des alliés.

La donne a changé. Le ton a changé. Cette nouvelle coopération qui se dessine aura des effets militaires. Le plus important, c’est l’échange de renseignements. Pour ça il faut que la confiance s’installe, et donc que Moscou prouve que désormais, son ennemi numéro Un, c’est l’organisation Etat Islamique.

Concrètement, une entente existe déjà entre avions Russes, Américains et Français. Un partage du ciel, avec des procédures, a été signé il y a huit semaines. Il est possible de se mettre d’accord, également, pour que les bâtiments de guerre des différents pays - notamment le porte-avion français et les bateaux qui l’accompagnent - ne se marche pas dessus dans l’espace confiné de la Méditerranée.

La Russie a été un partenaire constructif à Vienne en essayant de créer une transition politique en Syrie

Barack Obama a salué mercredi en marge d'un forum économique aux Philippines le rôle de la Russie dans les pourparlers visant à mettre fin à la crise en Syrie. La Russie a été "un partenaire constructif à Vienne en essayant de créer une transition politique" en Syrie, a déclaré le Président américain.

C'est donc une grande coalition militaire anti Daesch qui se met en place, avec un rapprochement spectaculaire des capitales hier en délicatesse et avec une montée en puissance de la force de frappe qui va probablement contraindre le groupe état islamique a changer de stratégie.

Les explications de Luc Lemonnnier

Paris a réclamé mardi l'assistance militaire des pays de l'Union européenne. L'UE a fait part de son soutien "unanime".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.