Le bilan ne cesse de s'aggraver après l'attaque au gaz menée mardi matin dans le nord-ouest de la Syrie, une ville tenue par des rebelles.

L'une des victime de l'attaque
L'une des victime de l'attaque © Reuters / Ammar Abdullah

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), fait état d'un bilan de 58 morts, dont 11 enfants de moins de huit ans. Selon l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), il y aurait au moins 100 personnes ont été tuées. La situation sur place est de toute façon horrible : pupilles dilatées, convulsions, suffocations, évanouissements. Certaines victimes présentaient de l'écume à la bouche. D'après des sources médicales, ces symptômes correspondent à une attaque à l'aide d'agents chimiques.

L'attaque a visé Khan Cheikhoune, une ville dans le sud de la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, tenue par les rebelles. Des avions, appartenant vraisemblablement à l'armée syrienne, auraient mené plusieurs raids mardi matin. Des vidéos de militants anti-régime ont montré des corps sans vie sur la chaussée, d'autres pris de spasmes et de crises de suffocation. Les ONG sur place ne sont pas encore en mesure de déterminer la nature du gaz toxique utilisé.

Le docteur Anas Chaker, le porte-parole de l'Union des organisations de secours et soins médicaux pour la Syrie, a confirmé à Christian Chesnot que tout démontrait que les habitants de Khan Cheikhoune ont bien été victime d'une attaque chimique, alors qu'ils sont déjà intensément bombardés par les forces du régimes syriens

Ce n'est pas la première attaque chimique

Damas nie être responsable de l'attaque

Le gouvernement syrien a toujours démenti utiliser des armes chimiques. Bachar al-Assad n'a pas encore réagi, mais une source de sécurité à Damas a dénoncé une "calomnie". Quant à l'armée russe, principale soutien du régime, elle affirme n'avoir mené aucun raid aérien dans la zone touchée.

La France et la Grande-Bretagne ont très rapidement demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité. Réunion qui se tiendra mercredi à 16h00 (heure de Paris).

La réaction des Etats-Unis s'est faite attendre. Le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer a condamné l’attaque un "acte odieux" mené selon Washington par le régime de Bachar al-Assad. pour pour l'administration Trump le vrai responsable est à chercher aux Etats-Unis car le bombardement est "la conséquence de la faiblesse et du manque de détermination de l'administration précédente".

Interrogé sur RTL, Jean-Marc Ayrault a considéré qu'il s'agissait la d'un "test" pour l'administration américaine qui doit clarifier ses positions à l'égard d’Assad.

Les attaques chimiques en Syrie
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