Lancée en juillet 2012, la bataille d'Alep est quasiment perdue aujourd'hui pour l'opposition, à moins d'un miracle. L'encerclement de la grande ville du nord par l'armée de Bachar Al-Assad est sur le point de s'achever. Il ne reste plus qu'une seule porte de sortie pour le repli des insurgés vers le nord. A l'intérieur de l'agglomération, des quartiers sont toujours sous contrôle des rebelles.

Depuis plusieurs mois, l'ONU travaille sur des accords locaux de trèves. Il y a déjà eu des exemples qui ont fonctionné comme à Barzeh, un quartier de Damas, explique Rim Turkmani, cofondatrice de l'ONG Madani qui soutient ce type de cessez-le feu.

Rim Turkmani

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Pour Alep, la tâche est évidemment plus ardue. C'est une autre échelle, mais surtout il y a beaucoup plus de parties prenantes.

Rim Turkmani

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Le régime de Bachar Al-Assad a son propre plan pour Alep. Il laisserait partir les rebelles avec les armes personnelles vers le nord. Ceux qui souhaiteraient rester dans la ville devraient s'engager à ne plus reprendre le combat. Peu à peu les services publics seraient rétablis dans les zones où un accord aurait été conclu. L'opposition est évidemment très réticente à accepter car il s'agit pour elle de reddition pure et simple.

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