la conférence genève 2 sur la syrie prévue les 23 et 24 novembre
la conférence genève 2 sur la syrie prévue les 23 et 24 novembre © reuters

L'opposition syrienne hésite encore. Elle fait toujours du départ de Bachar al Assad la condition sine qua non de sa participation aux futures négociations de paix en Suisse. Réunis aujourd'hui à Londres, les "Amis de la Syrie" peinent à changer la donne.

Ils ont à nouveau pressé l'opposition de participer aux futures discussions de Genève quoiqu'il arrive, et, en particulier, même si le président syrien refuse de démissionner. Les Etats-Unis et la Russie se sont mis d'accord en mai sur une nouvelle conférence internationale consacrée à la Syrie, un "Genève II", mais l'organisation bloque toujours sur ce point.

Car de son côté, Bachar al Assad s'affiche confiant, et peu enclin à quitter son fauteuil présidentiel. Il faut dire qu'il est renforcé par ses succès militaires de ces derniers mois et par l'influence de plus en plus évidente des islamistes sur l'insurrection (une influence qui inquiète aussi les alliés occidentaux de l'opposition).

"Choisir entre Assad et les extrémistes"

Acccueillant la réunion des "Amis de la Syrie" (Allemagne, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Jordanie, Qatar et Turquie), le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a jugé essentiel que l'opposition accepte de se rendre sur les bords du lac Léman.

Si les opposants "ne participent pas au processus de paix, alors les Syriens ne pourront plus choisir qu'entre Assad et les extrémistes. Plus le conflit dure, plus il devient communautaire et plus les extrémistes prennent le dessus".

Quant au secrétaire d'Etat américain John Kerry, il estime de son côté qu'il est "impératif d'essayer de s'asseoir à la table des négociations. Sans solution négociée, le massacre va continuer voire augmenter".

Des signes de bonne volonté du pouvoir ?

Dans le même temps, le pouvoir syrien joue aussi la carte de la bonne foi. Avec succès, puisque le chef de la mission de l'Onu et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques les a même félicité pour leur "totale coopération" avec les experts.

De puis, le gouvernement syrien a fait un autre pas important en "ratifiant la Convention sur les armes chimiques. Le gouvernement syrien a montré son engagement à la tâche".

Un engagement tout de même tardif : depuis le début du conflit syrien en mars 2011, les affrontements entre pouvoir et opposants ont fait plus de 100.000 morts et des millions de régugiés.

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