Des manifestants embrassent un policier à Bangkok, Thaïlande
Des manifestants embrassent un policier à Bangkok, Thaïlande © Reuters / Chaiwat Subprasom

Le gouvernement thaïlandais le promet : c'est bien lui qui a ordonné aux forces de police de ne pas s'opposer aux manifestants sur les lieux de protestation, afin d'éviter de nouvelles violences.

Des milliers de manifestants ont été autorisés mardi à entrer brièvement au siège du gouvernement, dans une tentative des autorités de calmer le jeu, au moins temporairement, à l'approche de l'anniversaire du roi jeudi. "Il s'agit de créer une bonne atmosphère pour que les célébrations de l'anniversaire du roi soient sous des auspices favorables, afin que le roi soit content", a déclaré le vice-Premier ministre, Surapong Tovichakchaikul, à la télévision.

Après avoir assiégé ce symbole du pouvoir depuis plusieurs jours, les manifestants ont pu franchir les barricades et s'y promener, se prenant en photo et sympathisant avec les policiers. Avant de partir, d'eux-mêmes, comme ils l'avaient fait quelques jours plus tôt au siège de l'armée de terre.

Même situation près de la police métropolitaine de Bangkok, dans le même quartier. Certains manifestants ont serré la main des policiers, d'autres sont entrés dans l'enceinte. Le chef de la police a même affirmé dans la matinée que son quartier général "appartient au peuple" et que ses troupes lui ouvriraient ses portes.

La crise politique en Thaïlande a été provoquée par un projet de loi d'amnistie qui aurait annulé la condamnation de Thaksin Shinawatra pour corruption mais il a été bloqué par le Sénat. Les violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait cinq morts et des dizaines de blessés depuis le week-end.

L'analyse de la situation polithique Thaïlandaise avec Frédéric Belge, à Bangkok

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