Après quatre jours de congrès du Parti conservateur, particulièrement tendu sur la question du Brexit, Theresa May a pris la parole ce mercredi midi. Mais au-delà du discours de clôture, ce sont surtout ces quelques pas de danse sur "Dancing Queen" de Abba qui ont marqué les esprits.

Theresa May est arrivée en dansant, ce mercredi, pour son discours de clôture du congrès du Parti conservateur.
Theresa May est arrivée en dansant, ce mercredi, pour son discours de clôture du congrès du Parti conservateur. © Maxppp / Stefan Rousseau

Vivement critiquée pendant tout le congrès du Parti conservateur, Theresa May était très attendue ce mercredi midi à la tribune pour son discours de clôture. La Première ministre britannique a joué la carte de l'optimisme, appelant les Tories à l'unité pour réussir les négociations, à six mois de l'entrée en vigueur du Brexit. "Si nous gardons notre calme, je sais que nous pouvons obtenir un accord satisfaisant pour le Royaume-Uni", a-t-elle affirmé.

Bien décidée à rompre avec son image de cheffe de gouvernement rigide, Theresa May a surpris. Elle est arrivée sur la scène du palais des congrès de Birmingham en se déhanchant sur le tube du groupe Abba, "Dancing Queen". Elle a ensuite adressé quelques piques à Boris Johnson.

Son ancien ministre des Affaires étrangères ne l'a pas épargné mardi et a demandé au gouvernement de "balancer à la poubelle" son plan pour la sortie de l'Union européenne. "Si nous allons tous dans des directions différentes à la poursuite de ce que nous jugeons être le Brexit parfait, nous risquons de ne pas avoir de Brexit du tout"", a prévenu la Première ministre.

"Nous entrons dans la phase la plus difficile des négociations, a poursuivi Theresa May. Je crois passionnément que le meilleur est à venir et que notre futur est plein de promesses". Elle a de nouveau défendu son "plan de Chequers", malgré des critiques récurrentes et son rejet la semaine dernière par l’Union européenne. Selon la dirigeante, cette proposition est "dans l'intérêt national" et "respecte" le résultat du référendum de 2016. Il prévoit de conserver une relation commerciale étroite en maintenant une réglementation commune sur les biens industriels et produits agricoles. Les dirigeants de l'Union lui ont demandé de revoir sa copie d'ici le 17 octobre et le prochain sommet européen. 

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