La Première ministre britannique a tenté de débloquer les négociations sur le Brexit en donnant des gages aux Européens sur la facture et en proposant une période de transition.

La Première ministre britannique Theresa May s'est exprimée sur le brexit à Florence, vendredi
La Première ministre britannique Theresa May s'est exprimée sur le brexit à Florence, vendredi © Reuters / pool

Dans son premier grand discours sur le Brexit depuis celui prononcé en janvier à Londres , Theresa May a confirmé que le Royaume-Uni cesserait d'être un membre de l'Union européenne en mars 2019. Elle a reconnu que les premières négociations sur le Brexit ont été "parfois difficiles" mais affirme qu'elles ont permis de réelles avancées.

Selon la Première ministre britannique :

Un succès des négociations est dans l'intérêt de tous . Nous traversons une période critique mais quand on se rassemble, on peut aboutir à de bons résultats

Déterminée à relancer les négociations de sortie, Theresa May a plaidé pour une période de transition de deux ans après le Brexit pendant laquelle les relations liant l'UE au Royaume-Uni resteraient en l'état, afin de pouvoir assurer une sortie de l'Union de son pays "en douceur et ordonnée". Pendant cette période , le Royaume-Uni pourra continuer à faire affaire librement avec ses partenaires européens.

Elle s'est également engagée à honorer les engagements financiers britanniques vis à vis des Européens.

Réactions des pro-Brexit

Nigel Farage, ex-chef du parti europhobe Ukip, a vivement réagi sur Twitter et dans les médias britanniques. Selon lui, Theresa May n'a fait qu'"apaiser l'élite de Bruxelles".

Car Theresa May est dans une position délicate : elle a perdu la majorité aux législatives de juin, et ne veut pas brusquer les Britanniques qui ont voté pour le Brexit afin de "reprendre le contrôle" de leur pays. Elle doit contenir ses ministres pro-Brexit, surtout Boris Johnson, chef de la diplomatie, qui a provoqué une mini-tempête en réclamant la semaine dernière une rupture avec l'UE. Rappelé à l'ordre, il s'est calmé, allant jusqu'à complimenter le discours de May :

Une Grande-Bretagne forte travaillant main dans la main avec une Europe forte- mais en étant libre de prendre nos propres décisions

Réactions européennes

Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a salué "l'esprit constructif" du discours de la Première ministre britannique.

L'UE attend cependant des détails sur les implications concrètes

Michel Barnier avait dit qu'il attendait des "engagements clairs" pour avancer vers un accord de sortie, préalable pour Bruxelles à toute négociation d'un partenariat commercial futur.

L'eurodéputé allemand Manfred Weber, président du Parti populaire européen (PPE) a déclaré que le discours de Theresa May n'avait apporté aucune clarté quant aux positions britanniques sur le Brexit, se disant "plus inquiet à présent".

►►► VOIR | Le discours de Theresa May sur le Brexit à Florence le 22 septembre 2017

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