Washington, Paris, Londres et Moscou sont d'accord pour qu'il y ait des sanctions en cas de non respect par Bachar Al-Assad d'une résolution de l'Onu sur le contrôle des armes chimiques.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry s'est exprimé à l'issue d'un point presse à Paris :

Nous ne tolérerons qu'une conformité totale. Si le régime devait manquer à ses devoirs (...) Il y aura des conséquences. Si la diplomatie devait échouer l'option militaire est toujours sur la table. Si Assad ne respecte pas dans les délais les cadres prévus, n'ayez aucun doute, nous sommes tous d'accord, y compris la Russie, pour qu'il y ait des conséquences.

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Pour une résolution "robuste"

john kerry n'exclut par le recours à la force en syrie
john kerry n'exclut par le recours à la force en syrie © reuters

France, Grande-Bretagne et Etats-Unis plaident pour une résolution de l'Onu "forte, robuste", prévoyant des "délais précis, un calendrier" et "contraignante pour le régime syrien", a-t-on appris lundi auprès de l'Elysée.

François Hollande a réuni le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le secrétaire au Foreign Office William Hague et le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius - les trois membres permanents occidentaux du conseil de sécurité de l'Onu. Une résolution de ce dernier sur la situation en Syrie, où le président Bachar al Assad est soupçonné d'avoir utilisé des armes chimiques contre sa population, pourrait être votée "avant la fin de la semaine", selon Paris.

"Il faut avancer à New York", a-t-on déclaré dans l'entourage de François Hollande. Les participants à la réunion à l'Elysée "sont tombés d'accord pour une résolution forte, robuste, qui prévoit des délais précis, avec un calendrier, et contraignante pour le régime syrien", a-t-on ajouté de même source. "L'idée est garder une ligne de fermeté".

Le rapport des inspecteurs de l'Onu sur l'attaque du 21 août est rendu lundi après-midi

De source diplomatique anonyme :

Quiconque lira le rapport pourra deviner qui a mené l'attaque.

Ban Ki Moon a déjà fait savoir que les conclusions de ce rapport étaient accablantes, sans que l'on sache pour le moment si la responsabilité du régime syrien sera clairement pointée du doigt.

Le mandat des experts de l'ONU ne prévoit pas la désignation d'un coupable mais des diplomates affirment que les détails compilés dans le rapport vont clairement identifier les responsables et que les soutiens du président syrien vont devoir apporter la preuve de leur innocence.

Le 21 août, des inspecteurs de l'ONU se trouvaient en Syrie pour enquêter sur les allégations d'une attaque chimique le 19 mars près d'Alep et sur deux autres lieux restés secrets. Mais l'équipe, menée par le Suédois Ake Sellström, n'a pu arriver que le 28 août dans la Ghouta orientale, une banlieue de Damas aux mains des rebelles, où s'est produite l'attaque chimique du 21 août.

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