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C’est sans notes, le visage grave, que Barack Obama est entré hier dans le débat sur l'acquittement de George Zimmerman, le vigile bénévole qui a abattu Trayvon Martin, un jeune noir de 17 ans en 2012.

Le Président américain a demandé hier soir à ses compatriotes de s'interroger sur le racisme. "Vous savez, quand Trayvon Martin a été tué, j'avais dit qu'il aurait pu être mon fils. Une autre manière de formuler les choses, c'est de dire que Trayvon Martin, ç'aurait pu être moi, il y a 35 ans", a dit le président lors d'une apparition surprise dans la salle de presse de la Maison blanche.

George Zimmerman a été acquitté samedi dernier. Le jury a retenu la légitime défense, bien que la victime n'ait pas été armée au moment des faits. L'acquittement de George Zimmerman a provoqué des manifestations et des troubles, notamment en Californie.

Pour Barack Obama, les Américains doivent faire d'une certaine façon leur "examen de conscience" en matière de préjugés.

Le président a reconnu que l'affaire avait été traitée correctement par la justice de Floride mais, a t-il-dit, il faut que les Américains comprennent le point de vue de la communauté noire, victime de discriminations. "Dans ce pays, il y a très peu d'hommes Américains d'origine africaine qui n'ont pas fait l'expérience d'être suivis quand ils faisaient des courses dans un grand magasin. Je l'ai été moi aussi", a dit le chef de la Maison blanche. "Il y a très peu d'Américains d'origine africaine qui n'ont pas fait l'expérience de prendre l'ascenseur et de voir une femme serrer son porte-monnaie nerveusement et retenir sa respiration jusqu'à ce qu'elle puisse sortir. Cela arrive souvent", a assuré le président.

Aurélien Colly a suivi le discours du président américain

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E Travor Martin / obama

"Journée Trayvon Martin"

Alors que des manifestations sont prévues dans une centaine de villes des Etats-Unis en faveur des droits civiques et en mémoire de Trayvon Martin, Barack Obama prévient : il est "compréhensible qu'il y ait des manifestations et des veillées tant qu'elles restent non-violentes". "Si je vois que des violences se déroulent, alors je rappellerai que cela déshonorerait ce qui est arrivé àTrayvon Martin et sa famille", a-t-il prévenu.

Le pasteur Al Sharpton, fondateur de l'organisation pour les droits civiques des Noirs National Action Network, a annoncé une "Journée Trayvon Martin" pour aujourd'hui, qui prendra la forme de manifestations devant les palais de justice et les bâtiments fédéraux dans une centaine de villes des Etats-Unis.

A Los Angeles, la correspondance de Coralie Garandeau

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P marche trayvon martin