Des proches des victimes pleurent leurs morts, trois ans après l'effondrement du Rana Plaza
Des proches des victimes pleurent leurs morts, trois ans après l'effondrement du Rana Plaza © MaxPPP

Des milliers d’ouvriers du textile ont manifesté au Bangladesh ce dimanche pour commémorer le drame du Rana Plaza. Le 24 avril 2013, près de 1.200 personnes avaient péri dans l’effondrement du bâtiment qui abritait des ateliers de confection.

Les manifestants s’étaient donné rendez-vous près du cimetière où sont enterrées les victimes non identifiées. Ils ont réclamé justice. Jusqu’ici, 41 personnes ont été inculpées pour meurtre , parmi elles le propriétaire du Rana Plaza, Sohel Rana, mais aucune sanction n’a encore été prise à leur encontre . Les proches des défunts, eux, se sont retrouvés sur les lieux de la catastrophe, à Savar, l’un des faubourgs de la capitale Dacca. Ils y ont déposé des fleurs et récité des versets du Coran.

Peu d'améliorations concrètes

Trois ans après l’un des plus graves accidents de l’histoire industrielle mondiale, la situation a peu évolué. Avec 25 milliards de dollars rapportés par l’exportation chaque année , la confection reste un pilier de l’économie bangladaise. Depuis l’effondrement du Rana Plaza, seule une partie des usines a reçu un certificat de conformité .

En France, une proposition de loi a été déposée il y a deux ans , elle vise à punir les géants du prêt-à-porter qui feraient fabriquer leurs pièces dans des conditions dangereuses pour les ouvriers. En cas d’accident, ils pourraient être condamnés à une amende de dix millions d’euros. L’auteur du texte, le socialiste Dominique Potier espère le voir définitivement voté d’ici l’été :

Ce serait un superbe symbole que pour le 14 juillet nous adoptions une loi héritière des principes universels de la Révolution française. (Dominique Potier, député PS)

Le reportage de Lara Mercier

►►►A VOIR AUSSI : Made in Bangladesh, des jeans et des tee-shirts, mais à quel prix ? Le magazine Interception du 24 novembre 2013

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.