Des Palestiniens observent le lieu où les trois commandants ont trouvé la mort.
Des Palestiniens observent le lieu où les trois commandants ont trouvé la mort. © Reuters / Ibraheem Abu Mustafa

Israël a mené vingt opérations aériennes ce jeudi matin dans la bande de Gaza. Lors de l’une d’elles, trois chefs militaires du Hamas ont été tués.

De la maison où se trouvaient les trois hommes à Rafah, il ne reste rien, ou presque. Un cratère et un tas de ruine. En détruisant le bâtiment, Israël a réussi à se débarrasser de Mohammed Abou Chammala, Raëd al-Attar et Mohammed Barhoum, trois commandants de la branche armée du Hamas.

Cibler les chefs militaires

Cela confirme la stratégie de Tsahal : cibler les dirigeants militaires de l’organisation. Mardi soir, leur chef, Mohammed Deïf, présenté comme la tête pensante de l’action armée des Gazaouis, échappait à un autre raid. Sa femme et son fils de sept mois n’avaient pas la même chance.

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Le coup est d’importance pour Israël. Deux de ces commandants des Brigades Ezzedine al-Qassam, Raëd al-Atar et Mohammed Abou Chammala, figuraient parmi les hommes les plus recherchés par le renseignement israélien. Ils étaient en effet impliqués deux événements qui ont marqué les Israéliens au fer rouge : l'enlèvement du soldat Gilad Shalit en 2006 et la mort de trois soldats à Rafah le 1er août.

Qui étaient les trois commandants ? Leur portrait avec Aurélien Colly, à Jérusalem.

Quatre autres morts dans l'attaque

Selon les secours sur place, cette attaque qui a permis à Israël de tuer trois commandants du Hamas a également fait quatre autres morts à Rafah, ville située près de la frontière égyptienne. En tout, au moins 19 Palestiniens, dont 4 enfants, ont été tués la nuit dernière lors des raids israéliens. Depuis le début de l'opération Bordure protectrice, 2.065 Palestiniens ont été tués, et 10.254 blessés, selon les secours. La plupart étaient des civils.

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