Donald Trump part ce vendredi pour neuf jours en visite officielle au Proche-Orient et en Europe. Arabie Saoudite, Israel, OTAN, G7 et Le Vatican sont au programme.

Donald Trump part ce vendredi pour une tournée de neuf jours à l'étranger
Donald Trump part ce vendredi pour une tournée de neuf jours à l'étranger © Reuters / Kevin Lamarque

Ce voyage pourrait servir à Donald Trump d'échappatoire, alors qu'il fait face dans son pays à un scandale qui grossit un peu plus chaque jour.

Pourtant, il ne serait pas enthousiaste à l'idée de partir selon le Washington Post. Le quotidien cite des proches du président américain affirmant qu'il ne veut pas quitter "son cocon de la Maison-Blanche pour participer à des entretiens à hauts risques avec des dizaines de dirigeants du monde dans un environnement qui ne lui est pas familier". Il aurait même contesté le programme, disant qu'il avait espéré que son premier voyage à l'étranger ne dépasserait pas quatre jours. Et ses conseillers se rongent les sangs, de peur d'une bourde. L'agenda étant très chargé, les occasions de déraper sont nombreuses, d'autant qu'il va rencontrer des personnalités de haut niveau.

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Obstacle numéro 1 : son discours sur l'islam

Son voyage débutera par l'Arabie saoudite : Trump prononcera à Riad un discours sur l'islam. Son conseiller à la sécurité nationale, H.R. Mac Master a affirmé à la presse :

Ce sera un discours passionnant et direct sur la nécessité de faire face à l'idéologie radicale et ses espoirs, les espoirs du président, d'une vision pacifique de l'islam.

Or, son staff s'inquiète sur le fait qu'il est tout à fait capable de sortir du cadre de son discours et d' improviser...

Son prédécesseur Barack Obama avait prononcé en 2009 au Caire un discours intitulé "Un nouveau départ" qui avait marqué les esprits, et où il avait notamment souhaité de voir le Proche-Orient sans nucléaire militaire et de discuter avec l'Iran à propos de son programme nucléaire et militaire.

Donald Trump doit également rencontrer les représentants des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Obstacle numéro 2 : Israël et les territoires palestiniens

Trump se rend ensuite en Israël, l'un des plus fervents alliés des États-Unis. Sauf que les relations ces dernières semaines ne sont pas au beau fixe. Cette visite intervient alors que Trump a confirmé avoir livré le 10 mai dernier au ministre des Affaires étrangères russe des informations données par les renseignements israéliens au sujet du groupe état islamique. Or, cette divulgation aurait pu compromettre un agent israélien.

Il se rendra à Jérusalem sur le Mur des lamentations, haut lieu du judaïsme, où il dira une prière. Or, selon les médias israéliens, un officiel américain aurait récemment affirmé que le mur des Lamentations, se trouverait non pas en Israël, mais en territoire palestinien occupé.

Il visitera l'église du Saint-Sépulcre, que les chrétiens disent érigée sur la tombe du Christ.

Il s'entretiendra avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem et avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Bethléem, en Cisjordanie.

Mais il a refusé de visiter Yad Vashem, le mémorial de l'Holocauste à Jerusalem, passage pourtant souvent obligé des dirigeants étrangers.

Il ne prévoit pas non plus durant sa visite en Israël d'évoquer la possibilité d'un transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis actuellement à Tel Aviv. Le président américain reste favorable à ce transfert mais le gouvernement américain préfère éviter que ce sujet n'interfère à ce stade avec les possibilités d'une relance des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Israël estime que Jérusalem est sa capitale pour des raisons historiques et veut que tous les pays étrangers y aient leur ambassade. Ce souhait se heurte à l'opposition de nombreux alliés des Etats-Unis, car les Palestiniens revendiquent la partie orientale de la ville comme la capitale d'un futur État.

Obstacle numéro 3 : sa rencontre avec le Pape François, l'un de ses détracteurs

Au Vatican, Donald Trump sera reçu en audience exceptionnelle par le pape François, celui-là même qui avait célébré une messe géante à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, pour défendre "les droits des migrants", durant la campagne pour l'élection présidentielle américaine en 2016. Or, Trump veut toujours construire un mur tout au long de cette frontière.

Obstacle numéro 4 : le dossier turc

À Bruxelles, à l'Otan, Trump devrait réaffirmer son soutien au président turc Recep Tayyip Erdogan, reçu ce mardi à la Maison-Blanche.

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