Donald Trump a prononcé son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies à New-York. Corée du Nord, Iran, Syrie, immigration ont été ses principales cibles.

L'assemblée générale de l'ONU s'ouvre ce mardi à New-York
L'assemblée générale de l'ONU s'ouvre ce mardi à New-York © Maxppp / Alexandre MARCHI

Aux Nations unies, Donald Trump a prononcé un discours très attendu et surtout très offensif, n'hésitant pas à montrer du doigt, attaquer et menacer tous les régimes auxquels il s'oppose aujourd'hui.

"Détruire la Corée du Nord si nous n'avons pas le choix"

Donald Trump a qualifié la Corée du Nord d'état "vicieux" et a même, à la tribune de l'Assemblée des Nations Unies, qualifié Kim Jong-un de "rocket man" (homme-fusée) comme il l'avait déjà fait dans un tweet.

La Corée du Nord est un régime corrompu, constitué par une bande de criminels.

Le régime iranien est "meurtrier"

Selon Trump, l'Iran est un régime "meurtrier". Il l'accuse de déstabiliser le reste du monde. Selon lui, l'accord signé par l'administration Obama représente un "embarras" pour les Etats-Unis.

L'accord nucléaire conclu avec l'Iran est un des pires auxquel les Etats-Unis aient jamais participé.

"Nous ne pouvons pas respecter un accord s'il sert à couvrir l'éventuelle mise en place d'un programme nucléaire." L'Iran doit également "arrêter de soutenir les terroristes", a-t-il prévenu.

Le Venezuela , "une dictature socialiste"

Les Etats-Unis sont prêts à de nouvelles initiatives si le gouvernement communiste vénézuélien continue à imposer un régime autoritaire.

Et le climat ?

Lors de son discours d'ouverture de l'Assemblée générale, le tout nouveau Secrétaire général de l'ONU António Gutteres avait pourtant évoqué les catastrophes naturelles dévastatrices que connait le monde actuellement. De manière assez discrète, il a établi un lien avec le changement climatique. Mais Donald Trump, lui, n'en a rien dit. Il a évoqué les ravages du cyclone Harvey en Floride. Et c'est tout.

Pourtant, lundi, Emmanuel Macron s'est dit "convaincu" que Trump "comprendra que l'intérêt des Américains, c'est d'être dans l'accord de Paris" sur le climat. Il avait tout de même affirmé : "Je ne céderai rien aux équilibres de l'accord de Paris."

Avant tout, soigner sa base

Les sondages n'ont jamais été aussi bas pour un président américain en exercice au début de son mandat. Donald Trump doit donc caresser sa base dans le sens du poil. Il a débuté son discours par son désormais célèbre discours : America First. Il a attaqué sur la Bourse en hausse, le chômage en baisse, les entreprises qui reviennent aux Etats-Unis.

J'ai été élu non pas pour prendre le pouvoir, mais pour donner le pouvoir au peuple.

Il en a profité pour affirmer que "bientôt, notre armée sera plus forte que jamais".

Un président américain impressionné

A lire ses tweets, on peut sentir à quel point Donald Trump est impressionné de se retrouver dans la cour des grands de ce monde, et à quel point il veut imprimer sa marque. Déjà, en début d'après-midi, il avait annoncé sur Twitter un "grand discours".

Grand jour aujourd'hui à l'ONU - il se passe beaucoup de bonnes choses, et quelques-unes assez délicates. Nous avons une équipe géniale. Grand discours à 10h.

L' entrevue de Donald Trump lundi avec Emmanuel Macron a visiblement été chaleureuse. Le président américain veut même organiser à Washington un défilé militaire le jour de l'Indépendance américaine, le 4 juillet, inspiré de celui du 14-Juillet !

Grand honneur d'avoir discuté avec le Président français et son équipe. Un rendez-vous bilatéral génial !

►►►VOIR | Les discours des leaders devant l'Assemblée générale des Nations-Unies

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