La Corée du Nord a affirmé avoir testé avec succès un missile intercontinental en mer du Japon. Donald Trump a réagi, la Chine et le Japon aussi.

Trump-Kim Jong Un : ces deux dirigeants qui se défient
Trump-Kim Jong Un : ces deux dirigeants qui se défient © Reuters / Lucas Jackson

Ce tir constituerait une percée majeure dans les efforts de la Corée du Nord pour être en mesure de menacer le territoire américain du feu nucléaire. Pyongyang a donné ces derniers mois un coup d'accélérateur à son programme balistique. Cet essai mené le jour de la fête nationale américaine est le dernier d'une longue série de tirs en violation de résolutions internationales. Couplées à des sanctions, ces dernières interdisent à Pyongyang de développer ses programmes balistique et nucléaire.

Sur Twitter, Donald Trump a réagi très rapidement :

Traduction : "La Corée du Nord vient de tirer un autre missile. Ce type n'a rien d'autre à faire de sa vie ? Difficile de croire que la Corée du Sud et le Japon vont supporter ça encore longtemps. Peut-être que la Chine va enfin agir à l'encontre de la Corée du Nord et arrêter cette absurdité une bonne fois pour toutes."

Des experts américains ont de leur côté estimé que l'engin testé mardi matin pourrait atteindre l'Alaska.

La Corée du Nord auarut envoyé un missile balistique en mer du japon
La Corée du Nord auarut envoyé un missile balistique en mer du japon © Visactu / Visactu

Trump prêt à agir seul

On le sait, la retenue n'est pas le fort de Donald Trump. Les tensions avaient d'ailleurs atteint en avril un niveau rarement aussi élevé en raison des déclarations du président américain, qui s'était dit prêt à régler seul, et si besoin par la force, la question nord-coréenne.

"La Corée du Nord cherche les problèmes. Si la Chine décidait d'aider, ce serait super ! Sinon, nous résoudrons le problème sans eux ! U.S.A."

La Chine répond à Trump

Le porte-parole de la diplomatie chinoise a assuré ce mardi :

La Chine a accompli des efforts acharnés pour la résolution de la question nucléaire dans la péninsule coréenne. La contribution chinoise à cet égard est largement reconnue .

Pékin appelle toutes les parties à "la retenue".

Pour Trump, Kim Jong-un est "un petit malin"

En mai dernier, Donald Trump s'était interrogé dans la presse sur la santé d'esprit du leader nord-coréen :

"Les gens se demandent s’il est sain d’esprit. Je n’en sais rien. Ce que je peux vous dire - et plein de gens n’aiment pas que je le dise - c’est qu’il a succédé à son père à l’âge de 26 ou 27 ans. Il a affaire à des personnes évidemment coriaces, en particulier les généraux et d’autres. Et très jeune il est parvenu à assumer le pouvoir. Beaucoup de gens, j’en suis convaincu, ont essayé de lui prendre ce pouvoir, que ce soit son oncle ou d’autres. Et il a néanmoins réussi (à se maintenir en poste). Donc évidemment c’est un petit malin."

En mai 2016, durant la campagne, Donald Trump avait assuré que s’il devenait président des Etats-Unis, il n’aurait pas de problème à renouer le dialogue avec Kim Jong-un, pour le convaincre d’abandonner son programme nucléaire. Mais une fois élu, le ton a changé. Il est devenu bien moins diplomatique :

"La Corée du Nord vient d'affirmer qu'elle est en phase finale du développement d'une arme atomique capable d'atteindre les Etats-Unis. Cela n'arrivera pas !"

Ce tweet répondait au discours de nouvel An de Kim Jong-un qui avait alors affirmé avoir atteint les "dernières étapes" avant le lancement test d’un missile balistique intercontinental.

En avril dernier, le vice-président américain Mike Pence s'est rendu sur la zone démilitarisée qui sert de frontière entre les deux Corée, comme pour narguer Kim Jong-un. Puis Mike Pence a recommandé à Pyongyang de ne pas tester la détermination de Donald Trump sur la question nucléaire.

La Corée du Nord ferait mieux de ne pas tester sa détermination, ou la puissance des forces armées des Etats-Unis dans cette région.

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