Le président américain a livré un discours de rassemblement mardi soir devant le Congrès afin d'obtenir les soutiens législatifs nécessaires pour mener à bien sa politique d'investissement.

Le président américain Donald Trump a livré mardi soir le premier discours de l'état de l'Union de son mandat
Le président américain Donald Trump a livré mardi soir le premier discours de l'état de l'Union de son mandat © AFP / SAUL LOEB

Rassembler après avoir divisé ? Le président des États-Unis a appelé mardi soir au rassemblement devant le Congrès, réuni au grand complet. A l'issue d'une première année de mandat tumultueuse, marquée par les polémiques et les divisions, Donald Trump a prononcé son premier discours sur l'état de l'Union. 

Donald Trump cherche "un terrain d'entente" grâce auquel il pourrait travailler à la fois avec les républicains et les démocrates. Le président, en recherche de soutien bipartisan pour enrichir son bilan législatif, a ainsi appelé l'ensemble des Américains à l'unité dans un discours dépourvu de détails et d'annonces mais au ton conciliant remarqué.

Moderniser les infrastructures et financer l'armée

Porté par une économie florissante, dont il ne manque jamais de vanter la vigueur, Donald Trump a souligné les records successifs de la Bourse américaine et la baisse du chômage. Des indicateurs sur lesquels le président américain s'appuie pour demander le soutien du Congrès lorsqu'il présentera son plan d'investissement "d'au moins 1 500 milliards de dollars" pour développer les réseaux de transport vieillissants du pays. Donald Trump a ainsi, en référence à une promesse de campagne, promis de "construire de nouvelles routes étincelantes, des ponts, des autoroutes, des voies ferrées et des voies navigables à travers le pays".

Donald Trump s'est ensuite de nouveau attardé sur l'immigration qui a permis "à la drogue et aux gangs de déferler sur nos communautés les plus vulnérables". "Elles ont permis à des millions de travailleurs mal payés d'entrer en concurrence pour les emplois et les salaires avec les Américains les plus pauvres. Encore plus tragiquement, elles ont coûté la perte de nombreuses vies innocentes", a déploré Donald Trump.  Il a par ailleurs évoqué la situation des "Dreamers", entrés illégalement sur sol américain lorsqu'ils étaient mineurs, assurant que la proposition de naturaliser 1,8 million de sans-papiers en échange du financement du mur à la frontière mexicaine "devrait être soutenue par les deux partis en tant que compromis juste, où personne n'obtient tout ce qu'il voulait mais où notre pays obtient la réforme essentielle dont il a besoin".

Sur un aspect international, le président américain a évoqué les menaces que représentent des états "rivaux" tels que "la Chine et la Russie" sur les "intérêts", "l'économie" et les "valeurs" des États-Unis. Pour assurer la "puissance" de Washington, le président américain a demandé au Congrès de voter les crédits nécessaires pour l'armée américaine, notamment pour "moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire" afin de "le rendre si fort et si puissant qu'il dissuadera toute agression".

Donald Trump qui a aussi tenu à montrer son soutien aux manifestants iraniens. "Lorsque les Iraniens se sont soulevés contre les crimes de leur dictature corrompue, je ne suis pas resté silencieux", a-t-il fait valoir tout en demandant "au Congrès de résoudre les problèmes fondamentaux du désastreux accord sur le nucléaire iranien" qu'il n'a de cesse de critiquer.

Des critiques qui se sont aussi et sans surprises portées sur la dictature nord-coréenne, après un an de tensions et de diplomatie crispée. "Aucun régime n'a opprimé ses propres citoyens" aussi "brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord", a déclaré le président américain qui a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration.  "La dangereuse quête de missiles nucléaires par la Corée du Nord pourrait très prochainement menacer notre territoire", a-t-il mis en garde.

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