Alexis Tsipras
Alexis Tsipras © MaxPPP

Sur les 18 pays de la zone euro, seule la France, l'Italie et Chypre sont conciliants à l'égard d'Athènes. Les autres soutiennent plus ou moins vigoureusement la position allemande.

L'Europe s'exaspère : des dates butoirs systèmatiquement repoussées au fil des Eurogroupes (11 en six mois) ou des sommets européens consacrés à la Grèce (cinq depuis la fin janvier), un gouvernement grec imperturbable qui continue à réclamer de l'argent et un Premier ministre, droit dans ses bottes qui répond par des sourires débonnaires ou par un référendum aux colères d'un Guy Verhofstadt ou a la gravité d'un Jean-Claude Juncker...

Tout cela a le don d'excéder les Européens et notamment les plus fragiles à qui des efforts, parfois colossaux, ont été demandés en échange d'un coup de pouce. La vertueuse Irlande, la pauvre Slovaquie, le très critique Portugal, les baltes ou la Pologne que le copinage gréco/russe agace... Ils sont tous contre le chèque en blanc, tous derrière l'Allemagne dont l'ardoise avoisine les 60 milliards d'euros. C'est simple, sur les 18 pays de la zone, il n'y a plus guère que la France, l'Italie et Chypre pour être conciliants vis-à-vis d'Athènes et encore du bout des lèvres.

Le parcours de Tsipras
Le parcours de Tsipras © Radio France
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