La nouvelle constitution tunisienne a été adoptée
La nouvelle constitution tunisienne a été adoptée © Reuters / Reuters
**Le président tunisien Moncef Marzouki, le président de l'Assemblée nationale et le chef du gouvernement ont signé ce lundi la nouvelle constitution du pays, adoptée la veille par les députés. L'adoption de cette constitution doit maintenant être suivie d'élections pour refermer trois années de transition chaotique et parfois violente vers la démocratie en Tunisie.** Le premier article de la loi fondamentale dispose que la Tunisie est "un pays libre, indépendant et souverain" ayant l'islam pour religion, l'arabe pour langue et la république pour régime. Cette constitution garantit aussi la liberté de croyance et promeut l'égalité entre les sexes. Le président Moncef Marzouki s'est félicité de l'adoption de ce texte : > C'est un jour exceptionnel pour la Tunisie, au cours duquel nous célébrons la victoire contre la dictature. Le gouvernement et l'opposition ont gagné, la Tunisie a gagné. François Hollande a félicité la Tunisie après l'adoption de sa nouvelle Constitution. "Ce texte pose les bases d'une démocratie respectueuse des droits et des libertés de tous les citoyens. Il s'agit d'une étape importante vers l'aboutissement de la transition politique ouverte lors de la révolution tunisienne", dit le président français dans un communiqué. **"Un moment historique". Thibaut Cavaillès, correspondant de France Inter à Tunis, a suivi la cérémonie à l'Assemblée nationale tunisienne.**
### ### Des élections prévues dans le courant de l'année Rapidement apparues après la victoire des islamistes d'Ennahda lors de l'élection de l'Assemblée constituante en octobre 2011, les tensions politiques ont été exacerbées en 2013 par l'assassinat de deux figures de l'opposition laïque au gouvernement. En février, [le meurtre de l'opposant Chokri Belaïd](http://www.franceinter.fr/depeche-un-dirigeant-de-l-opposition-laique-abattu-en-tunisie-0) a donné lieu à de grandes manifestations à Tunis et à une crise gouvernementale. [Celui de Mohamed Brahmi](http://www.franceinter.fr/depeche-en-tunisie-les-obseques-ont-laisse-place-a-la-colere), fondateur du Mouvement du peuple (Echaâb) et élu de l'Assemblée nationale constituante, en juillet, a encore accentué les antagonismes. La crise n'a trouvé une issue qu'avec la démission, en décembre, du premier ministre Ali Laarayedh, issu du parti islamiste Ennahda, et [son remplacement par Mehdi Jomaâ](http://www.franceinter.fr/depeche-accord-en-tunisie-pour-nommer-mehdi-jomaa-premier-ministre). Nommé le 14 décembre, dans le cadre d'un accord destiné à sortir le pays de l'impasse politique, Mehdi Jomaâ a pris ses fonctions le 10 janvier. Il a attribué dimanche le portefeuille des Finances à un économiste passé par la Banque africaine de développement (BAD), Hakim Ben Hammouda, et celui des Affaires étrangères à un ancien responsable de l'Onu, Mongi Hamdi. Aucune date n'a été donnée pour les élections qui doivent être organisées dans le courant de l'année et qui devraient voir s'opposer Ennahda et l'alliance Nidaa Tounes, regroupement d'une demi-douzaine de formations.
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