Policiers à l'entrée du musée du Bardo
Policiers à l'entrée du musée du Bardo © MaxPPP

Alors que le musée du Bardo devait à nouveau accueillir du public ce matin, six jours après les attentats, cette réouverture a été reportée pour des raisons de sécurité. Hier, le Premier ministre tunisien, Habib Essid, a limogé six commandants de la police, dont celui de la capitale, à la suite de l'attaque de mercredi dernier au musée du Bardo, dans laquelle 20 touristes étrangers ont été tués.

Il s'agit du commandant des services chargés de la sécurité des touristes, du chef de la police de Tunis, d'un chef de la police du Bardo, d'un chef de la police du quartier de Sidi Bachir, du chef de la police de la route et du commandant d'une unité des services de renseignement.

La réouverture du musée a été reportée : reportage de Philippe Randé

Selon Mofdi Mssedi, porte-parole des services du chef du gouvernement :

Le Premier ministre Habib Essid s'est rendu hier au musée du Bardo (...) et a relevé plusieurs lacunes concernant la sécurité des lieux.

Selon les médias tunisiens, un policier affecté à la garde du musée a été arrêté pour abandon de poste pendant l'attaque. La tuerie du Bardo est l'attentat le plus meurtrier commis en Tunisie depuis celui de Djerba en 2002. Les autorités ont programmé une marche dimanche à Tunis à laquelle seront invités des dignitaires étrangers, dans l'esprit de celle qui a eu lieu à Paris le 11 janvier après les attaques islamistes contre Charlie Hebdo et un supermarché casher.

Deux tireurs ont été abattus sur les lieux, au Bardo, et les autorités ont arrêté jusqu'à présent plus de 20 suspects, dont dix qui, selon des responsables, auraient été directement impliqués dans l'attaque. Certains étaient rentrés récemment de Syrie, d'Irak ou de Libye où ils avaient lutté aux côtés des djihadistes.

Le groupe Etat islamique actif en Irak et en Syrie a affirmé que ses partisans avaient mené l'attaque du Bardo mais Okba Ibn Nafaa, petite brigade de combattants affiliés à Al Qaïda opérant dans les montagnes le long de la frontière algérienne, a également publié des détails et des commentaires sur l'attentat.

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