"Les Tunisiens n'ont plus confiance dans les politiques. Ils pensaient qu'avec la révolution leur sort allait s'améliorer, or ce n'est pas le cas." Ce constat amer est dressé par le ministre du tourisme Elyes Fakhfakh de passage à Paris pour signer des accords de coopération.

C'est l'heure du désenchantement. L'économie tunisienne reste très fragile. Le secteur touristique se maintient comme il peut. Six millions de visiteurs sont venus passer leurs vacances dans le pays en 2012, dont un million de Français. Ce n'est pas suffisant.

Elyes Fakhfakh ne cache par que les Occidentaux -Européens et Américains- n'ont pas beaucoup aidé financièrement, même s'il comprend que la crise économique plombe leurs budgets nationaux.

Elyes Fakhfakh

Les sommes en jeu ne sont pas considérables par rapport à des enjeux politiques qui sont cruciaux pour l'Europe. Les pays du Golfe, avec en tête le Qatar, ne sont pas non plus à la hauteur des événements, regrette le ministre tunisien : toutes ces pétro-monarchies se sont précipitées pour faire chuter le régime autocratique de Ben Ali, mais aujourd'hui, il n'y a plus grand monde pour aider la Tunisie.

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