Près de 42 mandats d’arrêts ont été délivrés à l’encontre de journalistes dans le cadre des purges lancées après le putsch du 15 juillet en Turquie, selon les médias turcs.

Près de 42 mandats d’arrêts ont été délivrés à l’encontre de journalistes dans le cadre des purges lancées après le putsch du 15 juillet en Turquie, selon les médias turcs.
Près de 42 mandats d’arrêts ont été délivrés à l’encontre de journalistes dans le cadre des purges lancées après le putsch du 15 juillet en Turquie, selon les médias turcs. © Maxppp / SEBASTIAN SILVA

Dans cette liste figure Nazli Ilicak, grande figure des médias en Turquie, limogée du quotidien progouvernemental Sabah en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale de corruption. Cette journaliste de 72 ans a créé un journal l'an passé, Özgür Düsünce (La libre pensée). Ci-contre sur le compte twitter du journal : "Le journalisme n'est pas un crime."

Absente de son domicile d’Istanbul, elle pourrait être actuellement en vacances sur la mer Egée selon le quotidien Hurriyet, qui cite le procureur antiterroriste d'Istanbul Irfan Fidan.

Le président Recep Tayyip Erdogan s’est exprimé lors d’une interview à France 24 : Si "les médias soutiennent le coup d'Etat, qu'il s'agisse de médias audiovisuels ou autres, ils en paieront le prix…C'est dans les lois, c'est dans le droit, les médias sont dans l'obligation de (respecter) la loi", a jugé le chef de l’Etat turc qui a été critiqué par l'Union européenne pour la sévérité des purges.

Le 19 juillet, le régulateur turc des médias audiovisuels, a retiré leur licence à de nombreux médias audiovisuels que l’Etat soupçonne de soutenir Fethullah Gülen. Ce prédicateur vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999. Erdogan l’accuse d’être à l’origine du coup d’Etat du 14 juillet dernier. 24 chaînes de télévision et radios et 34 journalistes, que le pouvoir considère comme proches de ce religieux, ont été privés de leur carte de presse. Depuis ce coup d’Etat manqué, plus de 11.000 personnes ont été placées en garde à vue et 5.800 personnes ont été arrêtées. Le secteur de l'éducation n'a pas été épargné avec des milliers de personnes arrêtées depuis le 15 juillet.  

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