Manuel Valls accueille le chancelier autrichien Werner Faymann et le ministre allemand de l'Économie Sigmar Gabriel
Manuel Valls accueille le chancelier autrichien Werner Faymann et le ministre allemand de l'Économie Sigmar Gabriel © Reuters

Les dirigeants européens sociaux-démocrates réunis samedi à Paris ont apporté leur soutien au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker pour le poste de président de la Commission européenne.

Ils se sont aussi mis d'accord sur le fait que les règles du pacte de stabilité européen ne devaient pas changer mais qu'elles devaient être appliquées avec "souplesse" en faveur de la croissance.

Sigmar Gabriel, ministre allemand de l'Économie, à l'issue de ce mini-sommet :

Les sociaux-démocrates s'accordent à dire que (...) Jean-Claude Juncker doit devenir le prochain président de la Commission européenne mais nous espérons que les sociaux-démocrates auront d'autres postes.

Hollande veut "réorienter l'Europe"

Les dirigeants européens se réunissent jeudi et vendredi prochains pour désigner le futur président de la Commission européenne ainsi que se prononcer sur son mandat pour les cinq prochaines années qui, selon la France, doit être axé sur la croissance et l'emploi.

François Hollande l'a d'ailleurs martelé dans son discours :

L'objet de cette réunion est tout simple : tenir compte de ce qui s'est produit lors des élections du parlement européen. Et faire en sorte que l'Europe soit réorientée. Les priorités que nous avons retenues, ce sont d'abord la croissance et l'emploi, en utilisant toutes les marges, toutes les souplesses de ce qu'on appelle le pacte de stabilité.

juncker invite paris à ne plus se défausser sur l'euro
juncker invite paris à ne plus se défausser sur l'euro © reuters

La grande majorité des dirigeants européens est favorable à la nomination de l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker après la victoire du centre droit aux élections européennes en mai.

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Le Premier ministre britannique, David Cameron, menace cependant d'avancer la tenue d'un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne si Jean-Claude Juncker, qu'il juge trop fédéraliste, est choisi.

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