Une femme marche près d'un tank à Novoazovsk en Ukraine
Une femme marche près d'un tank à Novoazovsk en Ukraine © Reuters / Vasily Fedosenko

Les combats se poursuivent entre l'armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes dans l'Est du pays. Dans le même temps, des discussions ont lieu à Minsk, au Bélarus en vue d'un "cessez-le-feu immédiat" selon Moscou.

Les diplomates ukrainiens et russes avaient rendez vous ce lundi à Minsk, au Bélarus, pour une réunion du groupe de contact avec l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Au menu des discussions d'après Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russes, "un cessez-le-feu immédiat et sans conditions préalables". Le chef de la diplomatie russe assure qu'il n'y aura "pas d'intervention militaire russe".

L'Ukraine abandonne l'aéroport de Lougansk

Des déclarations qui tranchent alors que Moscou est accusée depuis des mois d'avoir envoyé des militaires en Ukraine, pour soutenir les rebelles dans l'Est du pays. Sur place, de violents combats ont eu lieu à Lougansk, bastion des séparatistes. L'armée ukrainienne a abandonné aux rebelles l'aéroport de la ville. L'état-major avait annoncé un peu plus tôt que ces parachutistes étaient opposés à des chars russes dans ce secteur.

Le pouvoir ukrainien n'hésite plus à parler de guerre, c'est le cas du ministre de la Défense Valéri Guéleteï :

Une grande guerre est arrivée dans notre maison, une guerre comme l'Europe n'en n'avait plus connue depuis la deuxième guerre mondiale. Dans une telle guerre, les pertes vont se calculer non par centaines, mais par milliers voire dizaines de milliers de morts

Le conflit dans l'Est de l'Ukraine a fait près de 2600 morts depuis le mois d'avril et des centaines de milliers de réfugiés et de déplacés.

Le premier ministre polonais Donald Tusk, choisi à la présidence du Conseil européen, met en garde contre les dangers d'une guerre "pas seulement dans l'Est de l'Ukraine".

Vladimir Poutine appelle l'Europe au "bon sens"

La situation est donc tendue. Le président russe, Vladimir Poutine, reproche aux dirigeants européens de fermer les yeux sur les actions militaires des forces ukrainiennes qui "visent directement des quartiers habités". Face à la menace européenne de nouvelles sanctions, Vladimir Poutine appelle "au bon sens".

Les tensions pèsent sur les marchés financiers russes. Le rouble est tombé à un niveau jamais vu face au dollar.

Le président russe est très loquace ces derniers jours, puisqu'il a appelé ce week-end à réfléchir aux "structures étatiques" dans l'Est de l'Ukraine. Il pose la question d'un Etat indépendant dans la région. De son côté, l'Union Européenne menace la Russie de nouvelles sanctions si elle ne modifie pas son cap dans cette crise ukrainienne. Vladimir

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