Un militant pro-russe introduit un bulletin de vote dans une urne lors du référendum d'indépendance le 11 mai
Un militant pro-russe introduit un bulletin de vote dans une urne lors du référendum d'indépendance le 11 mai © Reuters / REUTERS/Yannis Behrakis

À la suite du référendum séparatiste qui a eu lieu dimanche dans l'est de l'Ukraine, la "république populaire" autoproclamée de Donetsk a officialisé sa demande de rejoindre la Russie.

"Nous appuyant sur la volonté populaire et le rétablissement d'une justice historique, nous demandons à la Fédération russed'envisager l'absorption de la république populaire de Donetsk au sein de la Fédération russe" a déclaré ce lundi Denis Pouchiline, le chef de la "république populaire."

Moscou a fait savoir ce lundi dans un communiqué qu'elle respecterait la volonté des Ukrainiens séparatistes de l'Est de rejoindre la Fédération de Russie tout en précisant qu'elle souhaitait maintenir le dialogue avec Kiev.

90 % à Donetsk et 96,2 % à Lougansk

Dans l'Est, les deux "républiques populaires autoproclamées" de Donetsk et Lougansk, ont organisé un référendum dimanche pour statuer de leur indépendance et de leur possible rattachement à la Fédération de Russie. À Donetsk, le "oui" l'a emporté à 90 % et le taux de participation s'est élevé à 75%. À Lougansk, le "oui" l'a emporté à 96,2 %.

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Ce référendum est contesté par le président ukrainien en intérim Olexandre Tourtchinov qui y voit "une farce sans effets juridiques" et par l'Union européenne qui le considère comme illégal. "Les prétendus référendums sont illégaux et nous ne reconnaissons pas leurs résultats" a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton.

La communauté internationale estime le référendum illégal et élargit ses sanctions

Le gouvernement intérimaire de l'Ukraine, l'Union européenne et les États-Unis plaident pour le maintien des élections présidentielles anticipées du 25 mai pour installer un pouvoir légitimé par les urnes. Le 22 février dernier, le président pro-russe Viktor ianoukovitch avait été chassé du pouvoir après trois mois de contestation qui se sont terminés dans un bain de sang et par la perte de la péninsule de Crimée, rattachée depuis à la Russie.

Comme la crise ne se désamorce pas, l'Union européenne a élargi lundi sa liste de sanctions, a annoncé le conseil. Aujourd'hui, ce sont 61 personnalités russes ou prorusses qui se voient privées de visas et dont les avoirs en Europe ont été gelés, ont précisé des sources diplomatiques.

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