à minsk, kiev et moscou affichent leur volonté d'ouvrir un dialogue
à minsk, kiev et moscou affichent leur volonté d'ouvrir un dialogue © reuters

Lundi soir, les ministres des Affaires étrangères français, allemand, russe et ukrainien se réunissent à Berlin pour faire le point sur la mise en œuvre des accords de paix signés il y a deux mois. Et la liste des choses à faire est encore longue...

Sur les treize engagements signés à Minsk, seuls trois ou quatre auront été réellement tenus. Le cessez-le-feu, par exemple, a été globalement respecté, et les armes lourdes ont été retirées du front de part et d'autre.

Mais les armes "légères", elles, ne se sont pas tues. Et les échanges de prisonniers, s'ils se poursuivent, restent modestes. Sur les autres décisons, c'est toujours le blocage : pardon, amnistie, restauration des relations économiques, réforme institutionnelle...

Dialogue de sourds sur le terrain

Pour le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov , les difficultés d'application de Minsk-2 sont à imputer exclusivement à Kiev.

À propos de cet accord, tout le monde reconnaît, même si les capitales européennes ne le disent pas publiquement, que le principal obstacle à la réalisation des engagements signés, c'est le pouvoir en place à Kiev.

Sur le terrain, on en est resté au dialogue de sourds. D'ailleurs, l'armée ukrainienne a maintenu son encerclement du Donbass sécessionniste, et les séparatistes ne veulent pas entendre parler de patrouilles à la frontière qu'ils contrôlent.

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