Rassemblement pro-russe à Donetsk
Rassemblement pro-russe à Donetsk © Radio France / Eric Damaggio

Tout se passe encore à Kiev : les nouveaux ministres doivent y être annoncés officiellement dans la soirée. Il devra convaincre les manifestants du Maidan mais aussi les Ukrainiens qui soutiennent encore Ianoukovitch.

C'est une étape importante de la transition dans le pays : l'annonce de la composition du nouveau gouvernement ukrainien, celui qui devra assurer l'intérim en attendant de nouvelles élections.

C'est Olexander Tourtchinov, désigné président par intérim, qui assume depuis mercredi matin les fonctions de chef des forces armées. Le ministre de l'Intérieur, Arsen Avakov, a annoncé la dissolution de la police antiémeute, dont les affrontements avec des manifestants ont fait une centaine de morts à Kiev. Les tireurs de la "Berkout" sont accusés d'avoir tué la plus grande partie des victimes des trois jours de heurts la semaine dernière.

La tension est montée d'un cran avec la Russie, où le président Vladimir Poutine semble vouloir reprendre la main. Il a annoncé d'importantes manoeuvres militaires côté russe, près de la frontière avec l'Ukraine. Car le Kremlin s'inquiète du sort de la population russophone d'Ukraine, toujours farouchement opposée au départ forcé du président Viktor Ianoukovitch.

Les Ukrainiens de l'Est sont en effet très inquiets. Reportage à Donetsk, à 700 km à l'est de Kiev, de Mathilde Lemaire

Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe, a pour sa part demandé à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de "condamner résolument" l'apparition d'une tendance "nationaliste et néofasciste" dans l'ouest de l'Ukraine.

Son ministère a dénoncé les "extrémistes qui imposent leur volonté" et exacerbent les tensions religieuses en Ukraine. Selon lui, des prêtres et des biens appartenant à l'Eglise orthodoxe russe ont fait l'objet de menaces et ces tensions pourraient donner lieu à "un schisme encore plus important de la société ukrainienne". Le secrétaire britannique à la Défense, Philip Hammond, a exhorté "toutes les parties à laisser le peuple ukrainien régler lui-même ses différends internes et décider de son avenir sans ingérence étrangère".

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