kiev évoque une nouvelle incursion russe dans l'est de l'ukraine
kiev évoque une nouvelle incursion russe dans l'est de l'ukraine © reuters

Barack Obama a prévenu jeudi que les "incursions russes" dans l'est de l'Ukraine (qu'il se garde de qualifier d'invasion) auront un coût de plus en plus élevé pour Moscou. L'Union européenne évoquera samedi de nouvelles sanctions. Kiev parle depuis jeudi "d'invasion directe", mais Barack Obama est plus modée. "Je considère que les actions dont nous avons été témoins cette semaine sont la continuation de ce qui se passe depuis des mois maintenant", a déclaré le président américain.

Justement, que se passe-t-il en ce moment en Ukraine ? Réponse avec Bertrand Gallicher

Estimant que Vladimir Poutine avait ignoré toutes les occasions de trouver une solution diplomatique au conflit, Barack Obama a affiché son soutien à son homologue ukrainien, Petro Porochenko, qu'il a invité le mois prochain à Washington. Mais il a catégoriquement exclu toute intervention militaire américaine en Ukraine. "Je crois qu'il est très important de dire que nous n'allons pas entreprendre d'action militaire pour résoudre le problème ukrainien", a déclaré Barack Obama avant une réunion de son conseil de sécurité nationale à la Maison blanche. Le président américain a en revanche laissé entendre que Washington allait adopter de nouvelles sanctions contre la Russie, ajoutant que celle-ci "oeuvre elle-même à son propre isolement".

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"Comment réagir ?"

"Il est toujours possible d'approfondir ou d'étendre la portée (des sanctions)", a dit Barack Obama, qui compte évoquer cette question avec ses alliés de l'Otan la semaine prochaine au Pays-de-Galles. "L'impact des sanctions (sur l'économie russe) n'est peut-être pas visible sur le champ, mais il va aller en augmentant".

Les sanctions économiques, justement, seront au centre de nouvelles discussions entre les dirigeants européens samedi. "Nous avons clairement fait savoir que de nouvelles sanctions seraient envisagées en cas de nouvelle escalade", explique la chancelière allemande, Angela Merkel. Elle assure que lors de ce sommet, la principale question sera "Comment réagir?"De son côté, la Russie se défend de tout soutien (officiel) aux séparatistes. Le représentant russe à l'Onu, Vitali Tchourkine, a répondu à ces accusations en affirmant que seuls des "volontaires" russes se trouvaient en Ukraine.

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