les observateurs de l'osce détenus à slaviansk se disent bien traités
les observateurs de l'osce détenus à slaviansk se disent bien traités © reuters

Le chef du groupe d'observateurs internationaux détenus depuis vendredi à Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, a déclaré dimanche qu'aucun d'entre eux n'avait été soumis à de mauvais traitements physiques mais qu'il leur tardait de rentrer chez eux.

L'un d'eux, l'observateur suédois qui souffrait de problème de diabète, a été relâché pour raisons de santé.

Les huit observateurs - quatre Allemands, un Tchèque, un Danois, un Polonais et un Suédois - ont été arrêtés vendredi alors qu'ils circulaient dans ce bastion des séparatistes pro-Russes en compagnie d'accompagnateurs de l'armée ukrainienne.

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Lors d'une conférence de presse organisée dimanche par les séparatistes, le colonel Axel Schneider, le chef allemand du groupe, a déclaré que personne "ne (les) avait touchés" et qu'ils n'avaient été soumis à aucun mauvais traitement physique. C'est la première fois depuis leur arrestation que les sept officiers de la mission d'observation et leur traducteur apparaissaient en public.

Le colonel Schneider a ainsi indiqué :

Tous les officiers européens sont en bonne santé et personne n'est malade. Nous n'avons aucune indication sur le moment où nous serons renvoyés chez nous.

Une équipe de négociateurs de l'OSCE est arrivée dimanche à Slaviansk pour tenter d'obtenir leur libération. Viatcheslav Ponomariov a accepté de les rencontrer mais a fixé comme contre-partie à leur libération la remise en liberté de militants séparatistes détenus par les autorités ukrainiennes.

Les huit obsevateurs ont été arrêtés vendredi dans Slaviansk, où ils se trouvaient dans le cadre d'une mission de vérification militaire conduite sous les auspices de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le colonel Schneider a ajouté que le groupe était venu sans armes dans ce bastion des séparatistes pro-Russes et avait agi conformément à leur mandat. Enfermés d'abord dans une cave, ils ont été transférés samedi "dans une pièce plus confortable, dotée du chauffage", a-t-il poursuivi. "Nous voyons la lumière du jour."

Dans un entretien filmé mis en ligne par la Komsomolkaïa Pravda, Ivan Strelkov, chef d'une milice de Slaviansk que Kiev soupçonne d'appartenir aux services de renseignement russes, laisse entendre qu'on a utilisé le statut diplomatique des observateurs pour mener une "mission de reconnaissance des positions de la résistance au profit de l'armée ukrainienne".

Slaviansk, une ville de 130.000 habitants, est soumise à un blocus des forces de sécurités qui ont lancé une opération qualifiée d'"antiterroriste".

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