L'armée du président Petro Porochenko poursuit son offensive sur Donetsk
L'armée du président Petro Porochenko poursuit son offensive sur Donetsk © maxppp

A seulement quatre jours du crash de l'avion de la Malaysia sur le sol ukrainien, les bombardements sur Donetsk ont repris. Les forces militaires du gouvernement de Kiev poursuivent leur offensive sur le centre ville de la ville encore aux mains des pro-russes.

Bombardements d'artillerie dans la zone de la gare, civils évacués, rues bouclées…La ville de Donetsk est à nouveau le théâtre de scènes de guerre. Même si à environ 15 kilomètres de là, se trouvent les corps et l'épave de l'avion de la Malaysia Airlines qui a explosé au dessus du ciel ukrainien jeudi dernier.

Pendant plusieurs heures ce lundi matin, l'armée régulière ukrainienne aurait repris l'offensive sur la ville détenue en partie par les miliciens pro-russes. Avant qu'à la mi- journée, le président ukrainien Petro Porochenko ordonne aux soldats de l'armée régulière de cesser leurs tirs dans un rayon de 40 km autour du site du crash du MH17.

Lors d'une visite à l'ambassadeur de Malaisie à Kiev, Porochenko a déclaré : "J'ai donné l'ordre: dans un rayon de 40 km du lieu de la tragédie les militaires ukrainiens doivent incessamment interrompre leurs opérations et s'abstenir d'ouvrir le feu".

Il n'y a pas d'attaque de l'armée officielle

Un porte-parole de l'armée ukrainienne assure pour sa part que l'armée de Kiev n'est pas responsable des explosions entendues ce lundi matin à Donetsk. Les rebelles pro-russes affirment quant à eux que les chars de l'armée régulière ont tenté d'envahir la ville ce lundi.

Cette offensive militaire intervient alors que, les premiers enquêteurs internationaux, trois Néerlandais, ont atteint les zones sous contrôle des insurgés pro-russes.

Par ailleurs, deux enquêteurs du Bureau allemand d'enquête sur les accidents aériens sont arrivés à Kiev. Vladimir Poutine assure ce lundi que : "La Russie fera tout ce qui est en son pouvoir pour que le conflit passe d'une phase militaire à une phase de négociations pacifiques par des voies exclusivement diplomatiques." Le dirigeant russe a aussi garanti qu'un accès sécurisé soit garanti aux experts internationaux sur le site de la catastrophe.

Les Néerlandais devraient diriger l'enquête

Les autorités ukrainiennes ont assuré qu'elles étaient disposées à confier la coordination de l'enquête sur l'accident aérien aux occidentaux, en particulier aux Pays-Bas. Les néerlandais ont été les plus touchés au cours de cet accident aérien puisque deux tiers des 298 victimes sont néerlandaises.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a déclaré que "toutes les possibilités politiques et économiques" étaient possibles contre la Russie dans le cas où l'accès au site où a eu lieu la catastrophe n'était pas pleinement assuré.

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