[scald=34853:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Un début de soulèvement à la fois spontané et encadré par les rebelles du CNT est en cours à Tripoli où des manifestants hostiles au régime sont descendus ce week-end dans les rues, dit dimanche Bernard-Henri Lévy.

Le philosophe affirme que le grand souci du Conseil national de transition (CNT) est d'éviter que ce signal de soulèvement et la liesse populaire qui s'ensuivra "ne donnent lieu à des débordements".

"Le signal du soulèvement a été donné. Il y a un soulèvement à la fois spontané et encadré par les responsables du CNT. Le CNT a toujours été présent à Tripoli, de manière clandestine, mais ses délégués vont, maintenant, apparaître à la lumière", dit-il à Reuters.

Défenseur des rebelles libyens, Bernard-Henri Lévy s'est rendu, ces derniers mois, à cinq reprises en Libye. Il entretient des contacts réguliers avec les responsables du CNT qui siège à Benghazi, dans l'est du pays.

Il dit avoir vu des directives émanant de la direction du CNT et invitant au "respect absolu des règles de droit" pour éviter des débordements.

"Je crois qu'il n'y en aura pas. Je prends le pari qu'on ne verra pas cette guerre civile que d'aucuns prétendent redouter", dit-il.

Selon une source diplomatique à Paris, un plan de soulèvement a été effectivement arrêté il y a plusieurs mois pour la capitale Tripoli, avec la neutralisation d'objectifs militaires majeurs dont une grande partie auraient été déjà atteints.

Des cadres dormants attendraient le signal pour sortir de l'ombre, ce qui aurait commencé à se faire en différents points de la capitale.

Bernard-Henri Lévy estime pour sa part que la place du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi sera dans le box des accusés. "La démocratie commencera par la mise en jugement des criminels de guerre", dit-il.

Des explosions et des échanges de tirs ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche à Tripoli, selon des habitants.

Mouammar Kadhafi a félicité dimanche ses partisans pour avoir repoussé une attaque des forces rebelles dans la capitale Tripoli et a accusé le président français Nicolas Sarkozy de vouloir s'emparer du pétrole libyen.

Gérard Bon, édité par Pierre Sérisier

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