Personnalités et gouvernants continuent à tenter de convaincre la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi d'intervenir dans cette crise qui affecte des centaines de milliers de civils.

Le Dalaï-Lama est intervenu exhortant la dirigeante birmane à trouver une solution pacifique à cette crise dramatique.
Le Dalaï-Lama est intervenu exhortant la dirigeante birmane à trouver une solution pacifique à cette crise dramatique. © AFP / BORIS ROESSLER

Le sort des Rohingyas, contraints de fuir massivement la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh, inquiète l'ONU qui réunit ce mardi le Conseil de sécurité. Plus de 300.000 personnes, appartenant à cette minorité musulmane, ont déjà quitté le territoire birman, face aux exactions dont elles sont victimes. Un drame qui exacerbe les tensions religieuses et nationalistes et devient un sujet de confrontation diplomatique.

"Un exemple classique de nettoyage ethnique"

"Un exemple classique de nettoyage ethnique" dit Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme pour décrire le sort réservé aux Rohingyas. Les autorités birmanes refusent l'accès à cette zone mais l'ONU parle de villages brûlés par les forces armées et les milices locales d'exécutions sommaires et de tirs sur des civils en fuite.

Ces exactions commises dans un pays à 90 % bouddhiste choquent le Dalaï-Lama : "Ces gens qui font une sorte de harcèlement contre des Musulmans doivent se rappeler que Bouddha dans de telles circonstances aurait aidé ces pauvres Musulmans C'est ce que je ressens donc c'est très triste très triste..."

Opération militaire cruelle

Le Dalaï-Lama évoque d'une opération militaire cruelle et appelle la Birmanie à y mettre un terme. La dirigeante Aung San Suu Kyi est directement mise en cause par l'Iran. L'ayatollah Khamenei estime que les violences contre les Rohingyas marquent la mort du prix Nobel de la paix.

Malgré les critiques qui pleuvent de toutes parts, la dirigeante birmane soutient l'armée et assure que « les terroristes propagent de fausses informations ». Aux Nations Unies, elle peut compter sur l'appui de la Chine, au nom de la stabilité dans la région.

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