Le jour J, D-Day en anglais, le "Diplomatie Day" pour le Figaro. A la veille des commémoraions du débarquement allié le 6 juin 44, Poutine et Obama ne se parlent pas et le G7 évoque de nouvelles sanctions contre la Russie.

En interview mercredi soir sur TF1, Vladimir Poutine s'est dit prêt à discuter sauf avec Hillary Clinton qu'il a qualifié de "faible" précisant que :

Pour une femme la faiblesse n'est pas vraiment un défaut. Il est préférable de ne pas débattre avec les femmes.

Poutine privé de G7

Vladimir Poutine
Vladimir Poutine © © PhotoXpress/ZUMA Press/Corbis

Il y a comme un paradoxe : Poutine privé de G7 à Bruxelles, banni du grand rendez-vous diplomatique annuel qu'il devait présider, persona non grata en Belgique et personnage quasi-incontournable dès ce soir en France. Poutine fustigé par les chancelleries occidentales mais que tout le monde veut voir et pas seulement pour lui faire entendre raison sur l'Ukraine.

François Hollande lui fait l'honneur du palais de l'Élysée, un presque dîner d'État sur lequel flottera l'ombre des deux navires de guerre vendus a la Russie avec formation d'un demi-millier de marins russes. Angela Merkel et David Cameron auront aussi chacun des têtes-à-têtes sur lesquels flotteront les contrats économiques et énergétiques qui unissent Moscou à Londres et Berlin.

Si Barak Obama est déterminé à bouder Vladimir Poutine au point d'avoir souhaité éviter de le croiser a l'Élysée, ils se verront forcément en Normandie vendredi et leurs ministres des Affaires étrangères auront des entretiens bilatéraux. Bref, isoler Poutine, d'accord, un peu, mais pas trop car comme disait Condoleeza Rice après la victoire sur Saddam Hussein : dans le grand jeu diplomatique, on peut punir la France et ignorer l'Allemagne mais il faut pardonner à la Russie.

Pardonner à la Russie ? Pourtant le G7 envoie un message sans concession à Poutine. Les précisions à Bruxelles de Pierre Bénazet

Un dîner avec Obama, un souper avec Poutine

barack obama assure petro porochenko de son soutien
barack obama assure petro porochenko de son soutien © reuters

François Hollande aura tout juste le temps de souffler.. A peine sera-il rentré du sommet du G7 de Bruxelles que le Chef de l'État devra accueillir la reine d'Angleterre à l'Arc de triomphe. La soirée sera tout aussi chargée, séquence gastronomie et même double ration : dîner aux alentours de 19h dans un restaurant huppé près des Champs-Élysées avec Barack Obama puis souper à l'Élysée vers 21h avec Vladimir Poutine. Les deux Chefs d'État ne devaient pas se croiser mais la confrontation aura lieu demain en Normandie, au château de Benouville.

Tous les chefs d'Etat conviés aux cérémonies déjeuneront ensemble. Au menu : traditionnelle photo de famille et évidemment quelques apartés diplomatiques pourraient avoir lieu. Sequence politique.

Pour François Hollande, la séquence émotion, ce sera Ouistreham, point d'orgue de ces cérémonies avec discours devant la vingtaine de chefs de délégation devant d'anciens présidents de la République et notamment Nicolas Sarkozy, invité de dernière minute. Le soir, de retour à Paris, il recevra la Reine pour un dîner d'État. Le Président de la République accompagnera le lendemain Elisabeth II avant son départ au marché aux fleurs de Paris. Séquence bucolique...

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