les restes de l'un des hiôpitaux touchés par des bombes qu'on suppose russes
les restes de l'un des hiôpitaux touchés par des bombes qu'on suppose russes © Reuters

Une vingtaine de personnes, parmi lesquelles quatre enfants, sont mortes lors de deux bombardements dans le nord de la Syrie à 280 kilomètres au nord de Damas. Un hôpital soutenu par Médecins sans frontière, a été totalement détruit. Il est fort probable qu’il s’agisse de frappes militaires russes selon MSF

"Un bâtiment qui abritait un hôpital soutenu par MSF a été entièrement détruit lundi par des avions, probablement russes, à Hadiyé, une localité au sud de Maaret al-Noomane", a expliqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Dans cet hôpital, touché par quatre roquettes, il y a au moins sept morts et huit membres du personnel disparus. Selon Massimiliano Rebaudengo, le chef de la mission MSF pour la Syrie, cette attaque était délibérée et prive d’accès aux soins les 40.000 personnes vivant dans cette zone de conflit.

D’autres frappes également attribuées à l’armée russe, ont fait dix morts dont trois enfants dans la localité rebelle d’Azaz et une ville voisine. Ces deux séries d’attaques ont été menées à quelques minutes d’intervalles.

La structure soutenue par MSF depuis septembre 2015, comprenait 30 lits, deux blocs opératoires, un service de consultation externe et une salle d’urgence. Sa destruction fait partie d'une stratégie délibérée accusela directrice juridique de l'ONG, Françoise Bouchet Saulnier pousse un cri de colère. Elle répond à Claude Guibal

Depuis le début de l’année, cinq des 153 hôpitaux soutenus par MSF en Syrie ont été touchés par des frappes.

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