Quatre membres des forces de sécurité ont été tués et six personnes, dont un correspondant français de la chaîne de télévision France 24, sont portées disparues après une attaque.

PARIS (Reuters) - Quatre membres des forces de sécurité ont été tués et six personnes, dont un correspondant français de la chaîne de télévision France 24, sont portées disparues après une attaque de la guérilla marxiste des Farc samedi dans le sud de la Colombie.

Le journaliste français, Roméo Langlois, accompagnait les militaires pour un reportage sur la lutte contre le trafic de drogue et sur la destruction des laboratoires de cocaïne, a-t-on appris dimanche de source autorisée.

"Tant qu'on n'a pas d'informations précises, on espère que tout va bien pour lui, qu'il n'est pas forcément pris par les Farc", a déclaré sur France Info Nahida Nakad, l'une des responsables de France 24.

"C'est un spécialiste des Farc, quelqu'un de chevronné, de courageux (...) On espère tous qu'il y aura une issue plutôt heureuse de cette histoire mais, bien sûr, nous sommes tous inquiets", a-t-elle poursuivi.

L'attaque menée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie s'est produite dans le village de La Union Peneya, dans la région de Caqueta.

A Paris, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué que l'ambassade de France à Bogota était en contact avec les autorités locales.

Le gouvernement colombien a changé de stratégie face à la principale guérilla latino-américaine, jugée affaiblie. L'armée mène désormais un combat frontal contre les structures militaires et économiques des Farc, alors qu'elle privilégiait il y a peu l'assassinat ou l'enlèvement de ses principaux responsables.

Selon les analyses de l'état-major des forces armées, la guérilla est considérablement affaiblie après la mort de ses chefs, Raul Reyes, Victor Julio Suarez et Alfonso Cano, mais reste active grâce au maintien de cellules de commandement intermédiaires.

Les membres des Farc, qui seraient encore 8.000 selon le gouvernement colombien, ont intensifié leurs attaques ces dernières semaines, surtout contre le secteur pétrolier. Bogota refuse d'entamer des pourparlers de paix tant que les guérilleros détiendront des otages et continueront d'attaquer des civils et des militaires.

Benjamin Massot et Guy Kerivel

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