Le Premier ministre japonais Shinzo Abe
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe © MaxPPP /Epa/Shizuo Kambayashi

Deux jours après l'expiration de l'ultimatum de 72 heures des terroristes islamistes de l'EI qui menaçaient d'exécuter deux Japonais à moins de recevoir 200 millions de dollars, une vidéo a été postée annonçant la mort de l'un des deux hommes

Officiellement la vidéo n'a pas encore été autentifiée par le Japon, mais le Premier ministre Shinzo Abe a qualifié dimanche "d'ignoble et impardonnable" le meurtre d'un otage nippon, Haruna Yukawa vraisemblablement enlevé en Syrie en août dernier, et annoncée par le groupe Etat islamique.

Shinzo Abe a de nouveau exigé que soit immédiatement relâché l'autre l'otage japonais : le journaliste Kenji Goto, probablement capturé par l'EI fin octobre.

La vidéo a été postée sur YouTube moins de deux jours après l'expiration de l'ultimatum de 72 heures des islamistes de l'EI qui menaçaient d'exécuter les deux Japonais à moins de recevoir 200 millions de dollars, une somme qui correspond à l'aide promise par le Japon, aux pays de la coalition, en lutte contre l'organisation Etat Islamique.

A Tokyo, la correspondance de Philippe Messmer

La priorité du gouvernement Abe est désormais de tout faire pour que Kenji Goto soit relâché au plus vite, notamment en sollicitant "l'aide d'autres nations, à commencer par la Jordanie" où est détenue Sajida Rishawi, une Irakienne condamnée à mort dont l'EI a réclamé la libération dans la nouvelle vidéo.

La vidéo

D'une durée de près de trois minutes, elle montre une image fixe de Kenji Goto en tunique orange tenant une photo de ce qui semble être le corps décapité de Haruna Yukawa. Dans un message en anglais censé êre lu par le journaliste japonais, celui-ci blame M. Abe de ne pas avoir versé la rançon exigée.

La réprobation internationale

Barack Obama, qui a réagi le premier, a assuré que les Etats-Unis se tenaient "au côté de leur allié japonais pour traduire ces meurtriers en justice et mener des actions pour affaiblir et au final éliminer l'EI". Le président américain a téléphoné dimanche à Shinzo Abe, afin d'exprimer "sa solidarité avec le peuple japonais".

Le Premier ministre britannique David Cameron a de son côté jugé que ce meurtre et les autres menaces de l'EI "rappellent la barbarie de ces terroristes".

François Hollande a aussi condamné cet "assassinat barbare" et a salué "l'engagement déterminé du Japon dans la lutte contre le terrorisme international et son rôle actif en faveur de la paix au Moyen-Orient".

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