Ashraf Ghani (à droite) et son ancien rival Abdullah Abdullah
Ashraf Ghani (à droite) et son ancien rival Abdullah Abdullah © Reuters / Omar Sobhani

La commission électorale indépendante a proclamé dimanche l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani président élu d'Afghanistan, sans donner les résultats du décompte final des voix. Le résultat d'un accord avec son rival Abdullah Abdullah.

Un accord de partage du pouvoir entre Ashraf Ghani et son rival du second tour de la présidentielle, Abdullah Abdullah, à a donc permis de mettre fin à deux mois de litiges et d'accusations de fraude.

Le président de la Commission électorale indépendante, Ahmad Yousuf Nuristani, a finalement reconnu que le processus électoral avait été entaché de sérieuses fraudes et déclaré que l'audit de vérification mené par les Nations unies n'avait pas pu toutes les mettre au jour.

Néanmoins, a-t-il dit, la commission avait le devoir de désigner un vainqueur. "La commission électorale indépendante d'Afghanistan déclare le docteur Ashraf Ghani Ahmad président d'Afghanistan", a-t-il dit, sans donner de pourcentages et sans prendre de questions des journalistes.

Empêcher le retour des taliban

Le premier défi du nouveau pouvoir afghan va être de contenir l'insurrection islamiste des taliban, face auxquels les forces afghanes vont désormais se retrouver en première ligne après le départ des forces sous commandement de l'Otan, prévu fin 2014.

Cette élection présidentielle, dont le premier tour a eu lieu en avril, est censée aboutir au premier transfert de pouvoir organisé démocratiquement en Afghanistan. Le vainqueur va succéder à Hamid Karzaï, qui dirige le pays depuis que les Etats-Unis ont renversé le régime des taliban fin 2001 dans la foulée des attentats du 11-Septembre.

Les résultats provisoires annoncés en juillet ont donné Ashraf Ghani vainqueur avec 56% des suffrages. Ces résultats avaient été immédiatement contestés par Abdullah Abdullah, qui dénonçait des fraudes massives.

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