Grèce
Grèce © Radio France

Le pays et ses créanciers n'ont toujours pas trouvé d'accord, et la menace d'un défaut de paiement se précise, à trois jours de la date limite du 30 juin. Les ministres des Finances de la zone euro se réunissent ce samedi.

En l'absence d'un compromis ce week-end, Athènes risque de ne pas pouvoir honorer l'échéance de mardi pour un remboursement de 1,6 milliard d'euros au Fonds monétaire international (FMI).Un défaut grec pourrait provoquer une ruée vers les banques du pays et des mesures de contrôle des capitaux. Il relancerait en outre le scénario d'un "Grexit", autrement dit une sortie de la Grèce de la zone euro , et ne manquerait pas de provoquer des turbulences sur les marchés financiers.

Côté européen, la lassitude est tangible, en particulier chez les pays en difficulté, Pierre Bénazet

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Parmi les gouvernements les plus hostiles, le Portugal et l'Irlande

En marge du Conseil européen qui s'est achevé vendredi à Bruxelles, François Hollande et Angela Merkel ont rencontré Alexis Tsipras pour lui proposer de remplir les caisses de son pays jusqu'en novembre en échange de réformes sur les retraites et la fiscalité qu'il est réticent à mettre en oeuvre.

"Démocratie" contre "ultimatums"

La chancelière allemande a qualifié leur offre de "généreuse" mais elle n'a pas empêché le Premier ministre grec, élu sur la promesse de combattre l'austérité, de repasser à l'offensive en dénonçant la pression exercée par les bailleurs de fonds de son pays (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI).

Les principes fondateurs de l'Union européenne étaient la démocratie, la solidarité, l'égalité et le respect mutuel. Ces principes n'étaient pas basés sur le chantage et les ultimatums.

Alexis Tsipras est rentré ensuite à Athènes pour préparer l'Eurogroupe de samedi, qui débutera à 14 heures (heure française), avec ses ministres et son parti de gauche radicale, Syriza. Le gouvernement grec a de nouveau affirmé que "la proposition des créanciers ne peut être acceptée" . Le Premier ministre grec à ensuite annoncé, à la surprise générale, un référendum sur un éventuel accord avec les créanciers, il aura lieu le 5 juillet.

Dans ce contexte tendu, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenté de dédramatiser la situation sans nier l'importance de l'enjeu. "C'est une journée cruciale non seulement pour la Grèce mais aussi pour l'ensemble de la zone euro. Je suis assez optimiste mais pas exagérément." Il évoque une "vraie chance de parvenir à un accord.

La zone euro peut aider la Grèce à honorer ses échéances de dette au cours des prochains mois avec les fonds restant disponibles dans le cadre du plan d'aide en cours si celui-ci est prolongé de cinq mois, jusqu'en novembre, montre une note rédigée à l'attention des ministres des Finances de l'union monétaire.

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