Conférence de Paris sur l'Irak
Conférence de Paris sur l'Irak © Reuters / Michel Euler

La conférence internationale de Paris sur l'Irak s'est engagée lundi à fournir une "aide militaire appropriée" à Badgad pour lutter contre l'Etat islamique (EI) dans une déclaration finale qui ne précise toutefois pas l'ampleur de ce soutien.

Réunis à Paris trois mois après le début de l'offensive djihadiste en Irak, les représentants d'une trentaine de pays, dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu , ont discuté des aspects sécuritaires, humanitaires et politiques de la réponse à apporter au défi posé par l'organisation radicale sunnite.

Les participants ont souligné la nécessité de mettre un terme à la présence de Daesh (acronyme arabe de l'Etat islamique) dans les régions où il a pris position en Irak

peut-on lire dans le texte qui ne fait pas mention de la Syrie. Issu d'Al Qaïda, l'EI s'est emparé au cours de l'été de vastes pans de territoires en Irak et en Syrie, provoquant lafuite de plusieurs dizaines de milliers de civils, et a revendiqué la décapitation de deux journalistes américains etd'un ressortissant britannique.

PURIFICATION ETHNIQUE ET RELIGIEUSE

Dans la matinée, François Hollande avait appelé la communauté internationale à s'engager aux côtés des autoritésirakiennes "clairement, loyalement et fortement", estimant qu'il n'y avait pas "de temps à perdre" car

Le chaos fait le jeu des terroristes

Son homologue irakien, Fouad Massoum, avait de son côté qualifié les crimes commis par l'EI de "génocide, depurification ethnique et religieuse" et souhaité la poursuite des opérations aériennes contre les sites des djihadistes, visés depuis le 8 août par des bombardements américains. Dans leur déclaration finale, les pays participants jugent nécessaire de coordonner l'action des services de sécurité et de renforcer la surveillance des frontières, et accueillent "avec satisfaction la perspective de travailler à un plan d'action pour lutter contre le financement du terrorisme." Une dizaine de pays occidentaux ont accepté de constituer le noyau dur de cette coalition et Washington a obtenu l'engagement de dix pays arabes, dont l'Arabie saoudite et le Qatar, à lutter contre l'EI, organisation sunnite issue d'Al Qaïda. Après plusieurs jours de rumeurs sur son éventuelle participation, l'Iran n'était pas représenté lundi à Paris. "Nous voulions un consensus autour de la question de la participation de l'Iran mais à la fin il était plus importantd'avoir certains pays arabes que l'Iran", a indiqué un haut diplomate français.

VOLS DE RECONNAISSANCE

Au moment où s'ouvrait la conférence de Paris, l'armée française a mené ses premiers vols de reconnaissance au-dessus du territoire irakien.

Reportage de Nathalie Gillet à Al Dhafra aux Emirats arabes unis

Six avions Rafale y sont prépositionnés et un peu moins d'un millier d'hommes déployés. Un renforcement de la base pourrait être envisagé. "Nous avons tout ce qu'il faut là bas", souligne-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense.Outre les volets militaire et humanitaire, la France, qui a acheminé de l'aide aux populations civiles et livré des armesaux Peshmergas, les combattants kurdes qui affrontent les djihadistes de l'EI dans leur région, insiste sur l'importance d'une réponse politique à apporter à la crise.

La présence de l'État islamique en Syrie et en Irak
La présence de l'État islamique en Syrie et en Irak © radio-france

qu'en Irak.

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