A Abuja, en aout 2015, manifestation pour les lycéennes de Boko Haram
A Abuja, en aout 2015, manifestation pour les lycéennes de Boko Haram © Reuters

En 2014, 219 lycéennes étaient enlevées dans une école de Chibok, au nord-est du Nigéria, par les islamistes de Boko Haram. L’une d’entre elle vient d’être retrouvée saine et sauve par l’armée nigériane.

A Chibok, l’un des responsables du mouvement mondial BringBackOurGirls a annoncé que la jeune fille, aujourd’hui âgée de 19 ans, s’appelle Amina Ali , et qu’elle a été retrouvée mardi dans la forêt deSambisa , dans l'Etat de Borno , qui passe pour un des derniers bastions de Boko Haram . Originaire de Mbalala , elle avait été enlevée en avril 2014, sur le chemin de Chibok où elle allait passer des examens. 276 jeunes filles avaient été capturées, mais 57 d’entre elles avaient réussi à s’échapper dans les heures qui ont suivi. 219 sont restées prisonnières.

La captive, identifiée par ses parents et ramenée dans son village, a été découverte par des vigiles à la lisière de la forêt, en train de ramasser du bois avec un enfant dans les bras. Selon les militaires nigérians qui l’ont récupérée, la jeune femme aurait eu un enfant pendant sa captivité

Récentes preuves de vie

L’armée nigériane estime que d’autres jeunes filles de Chibok enlevées au même moment pourraient se trouver dans cette forêt de Sambisa , où se déroulent depuis plusieurs semaines des opérations de l’armée nigériane.

Le 3 avril dernier, une vidéo avait été diffusée par Boko Haram : une première preuve de vie où l’on pouvait voir, selon CNN, une quinzaine de jeunes filles couvertes d’un hijab noir, identifiées depuis comme des lycéennes de Chibok.

Depuis 2009, l’insurrection de **Boko Haram a fait 20.000 victimes** , et est tenue responsable de l’enlèvement de 2.000 personnes, généralement des femmes dont les rebelles se servent comme esclaves sexuelles ou comme bombes humaines.
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