Michaelle Jean, nouvelle secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie
Michaelle Jean, nouvelle secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie © MaxPPP/La Montagne/Bernard Lorette

C’est la canadienne Michaëlle Jean qui succède au Sénégalais Abdou Diouf à la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie

Elle a 57 ans, est d'origine haïtienne et ancienne gouverneure générale du Canada et elle a été désignée par consensus dimanche à Dakar, et pour quatre ans, pour être la nouvelle secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie.

Michaëlle Jean succède au Sénégalais Abdou Diouf, qui se retire après trois mandats de la tête de l'instance internationale qui compte 77 pays membres, dont 20 ont le statut d'observateur.

Née en Haïti, qu'elle a fui à 10 ans et dont elle est depuis 2010 envoyée spéciale de l'Unesco, Michaëlle Jean est une ex-journaliste, première femme à accéder à ce poste et également la première personnalité non africaine nommée à la tête de l'OIF, ce qui modifie une règle non écrite selon laquelle le secrétaire général vient d'un pays du Sud et même d'Afrique, tandis que l'administrateur appartient à un pays du Nord.

Michaëlle Jean a mené une intense campagne campagne de plusieurs mois visait notamment à convaincre les dirigeants du continent africain, où vit la grande majorité des 274 millions de francophones dans le monde.

Dans son premier discours elle promis d'être au plus près des jeunes et des femmes

Michaëlle Jean avec Bertrand Gallicher

La désignation de Michaëlle Jean a fait objet de débats nourris

Quatre autres candidats étaient en lice, tous Africains, pour ce mandat de quatre ans créé en 1997, qui a successivement été occupé par l'Egyptien Boutros Boutros-Ghali et Abdou Diouf.

Concouraient l'ex-président burundais Pierre Buyoya (65 ans), l'écrivain et diplomate congolais Henri Lopes (77 ans), l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de l'Estrac (66 ans) et l'ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu (65 ans).

Fidèle au souhait du président François Hollande d'en finir avec la "Françafrique", Paris a refusé de soutenir officiellement un candidat, affirmant jusqu'au bout qu'il se conformerait au consensus trouvé par les Etats membres.

L'hypothèse d'un vote, qui aurait constitué une première dans l'histoire de l'OIF, avait plané dimanche matin en l'absence de consensus avant le début du huis clos des dirigeants.

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