Plusieurs ONG françaises ont lancé une campagne d'affichage pour sensibiliser la France à la question de l'accès à un assainissement partout dans le monde. Un manque qui cause chaque année la mort de 840 000 personnes.

Dysenterie, choléra... Le manque d'accès aux toilettes dans certaines parties du monde est un véritable problème pour lutter contre les épidémies.
Dysenterie, choléra... Le manque d'accès aux toilettes dans certaines parties du monde est un véritable problème pour lutter contre les épidémies. © AFP / RODGER BOSCH

Ce dimanche a lieu la journée mondiale des toilettes. Une "célébration" qui peut faire sourire mais c'est en réalité un véritable enjeu sanitaire à l'échelle planétaire. 

Selon l'ONU, près de 2,4 milliards de personnes n'ont pas accès aux toilettes. Soit un habitant sur 3 dans le monde. Avec de graves conséquences sur la santé et le développement.

Plus de 840 000 personnes meurent chaque année à cause du manque d'installations sanitaires. Un problème qui touche essentiellement le continent africain et l'Asie du Sud. En Inde par exemple, 500 millions d'habitants vivent aujourd'hui sans toilettes, obligés de faire leurs besoins dehors. 

Problème de santé publique

Les excréments, qui contaminent l'eau et l'environnement, sont responsables de nombreuses maladies explique Julien Eyrard, en charge des questions d'assainissement et d’hygiène au sein de l'ONG Action contre la faim : "Faute d'assainissement on s'expose à ce que l'on appelle le péri-fécal, c'est à dire la transmission interpersonnelle de bactéries et de microbes d'origine fécale et qui vont entraîner des maladies telles que la diarrhée, la dysenterie, le choléra... C'est un problème de santé publique."

Action contre la Faim (avec la Coalition Eau et le Secours Islamique France) vient de lancer une campagne d'affichage dans les toilettes publiques de Paris pour essayer de sensibiliser à cette cause. 

Car l'accès à l'assainissement est un droit humain fondamental reconnu depuis 2010 par les Nations Unies. Mais c'est aussi un sujet qui demeure "un peu tabou" regrette Julien Eyrard : "l'idée c'est d'en parler, de sensibiliser nos hommes politiques et nos décideurs." 

Par cette campagne d'information, les différentes ONG appellent à plus de financement et de mobilisation. "La France reste bien en-dessous de ses objectifs pour financer l'aide au développement", déplore-t-il, "qui permettra de résoudre aussi ce problème."

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