une résolution sur la syrie peut-être votée vendredi à l'onu
une résolution sur la syrie peut-être votée vendredi à l'onu © reuters

Le Conseil de Sécurité doit voter dans la nuit la première résolution de l'Onu sur la guerre civile syrienne. Une résolution portée en particulier par la Russie, qui joue sa crédibilité dans l'affaire. Elle ne prévoit aucune sanction militaire. Le Conseil de sécurité de l'Onu doit se réunir à 20h (heure locale, 2 heures du matin heure française) pour adopter le texte. Un texte issu directement de l'accord entre les Etats-Unis et surtout la Russie, alliée de Bachar al-Assad, et qui milite pour une solution politique au conflit.

La résolution prévoit certes la destruction de l'arsenal chimique syrien... Mais ne prévoit aucune menace concrète en cas de non-respect de cette obligation. Et surtout pas une intervention militaire.

Il s'agit tout de même d'un progrès dans ce conflit : c'est la première résolution adoptée en deux ans et demi de guerre civile. Jusqu'ici, tous les projets dans ce sens ont échoué face au véto russe et/ou chinois.

Pour Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, cet accord a des limites. Il l'explique à Olivier Poujade.

Si Moscou estime n'avoir "rien cédé" dans la négociation, la France, autre membre permanent du Conseil de sécurité, voit dans cette résolution un test de bonne volonté des Russes.

"La résolution est une avancée utile mais à confirmer. Il faut être très vigilant. Si la Russie voulait faire de l'obstruction, ce serait contradictoire avec ce qui a été fait les dernières semaines", a souligné à New York le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. "On verra dans les jours et les semaines qui viennent si les Russes sont réellement cohérents avec ce qu'ils ont proposé et voté".

"Il faudra être très vigilant, notamment sur l'action de la Syrie ou ses inactions mais aussi voir si les Russes veulent faire preuve de bonne volonté ou exercer, comme ils l'ont fait pendant longtemps, le blocage", a-t-il ajouté devant la presse.

Un diplomate français à Paris souligne pour sa part que "dans cette affaire, les Russes engagent leur crédibilité".

Ils ont été obligés de faire pression sur Bachar pour qu'il accepte quand même ce qui va être une pilule assez amère à avaler pour lui.

Si maintenant Bachar se livre à un certain nombre de contournements, d'évitements pour ne pas démanteler son arsenal, il n'aura pas forcément la complicité russe. On peut espérer qu'ils seront relativement rigoureux.

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image lien dossier Syrie OK © Radio France
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