Un migrant récupéré en mer par la marine italienne
Un migrant récupéré en mer par la marine italienne © REUTERS/Ciro De Luca

Matteo Renzi, le premier ministre italien, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies et Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'UE, vont participer ensemble à une sortie en Méditerranée lundi pour montrer leur solidarité après les récents drames de l'immigration. Mais tous trois n'ont pas les mêmes priorités.

Trop de bonnes paroles et pas assez d’actes concrets en Méditerranée se lamente l’Italie. Après les récents naufrages qui ont endeuillé la Méditerranée et huit jours après le naufrage d'un chalutier transportant des migrants qui a fait 750 morts au large de la Libye, Matteo Renzi a décidé de montrer qu’il prend les choses en main en prenant la mer. Pour le premier ministre italien, cette sortie a pour but d'afficher la détermination de l'Italie dans la lutte contre les passeurs et demander plus de solidarité européenne.

L'Union européenne, réunie jeudi en sommet extraordinaire, s'est dit prête à mener des actions armées contre les passeurs installés sur les côtes libyennes, à condition d'avoir le feu vert des Nations unies. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a été chargée par les dirigeants européens de chercher ce mandat de l'ONU permettant de garantir que l'UE respectera le droit international. Elle se rendra donc mardi à New York au siège de l'ONU et mercredi à Washington pour s'entretenir avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

A Rome, les explications d'Olivier Tosseri

Cette opération militaire serait une première si elle voyait le jour malgré les nombreuses difficultés d'ordre juridique et opérationnel qui risquent de se poser.

Dans un entretien publié dimanche par le quotidien La Stampa Ban Ki-moon a fait connaitre sa position. Pour le secrétaire-général des Nations unies, le recours à la force n'est pas une solution :

Il n'y a pas de solution militaire à la tragédie qui est en train de se produire en Méditerranée. Une approche globale est cruciale qui prenne en compte les racines du problème, la sécurité et les droits humains des migrants et des réfugiés, comme avoir des canaux légaux et réguliers d'immigration. Les Nations unies sont prêtes à collaborer avec nos partenaires européens à cette fin.

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