USA - Cuba : on n'a jamais été si près d'un accord
USA - Cuba : on n'a jamais été si près d'un accord © REUTERS/Yuri Gripas

C'est la première concrétisation formelle du rapprochement entre les États-Unis et Cuba. Washington retire Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme. C'était pour le régime castriste le préalable à l'ouverture des ambassades.

La Havane figurait sur cette liste noire depuis 1982, aux côtés de la Syrie, du Soudan et de l'Iran. L'administration Reagan l'y avait placée pour son soutien aux séparatistes basques de l'ETA et aux rebelles des Farc en Colombie.

Plus rien ne s'oppose donc à cette normalisation - inimaginable encore il y a six mois - et qui pourrait désormais se faire rapidement. La Maison Blanche, qui a une nouvelle fois évoqué un possible voyage du président américain sur l'île communiste, s'est toutefois refusée à s'avancer sur un calendrier pour l'ouverture d'ambassades dans les deux capitales.

Aux États-Unis tout n'est pas réglé pour autant

Plusieurs ténors républicains ont exprimé leur désaccord du retrait de Cuba de la liste des pays soutenant le terrorisme , comme ils avaient contesté le rapprochement avec l’île qui partage également les deux millions de personnes originaires de l'île qui vivent aux États-Unis. Mais le "gros morceau" reste la levée de l'embargo total sur les transactions économiques et financières avec Cuba, décrété en février 1962 et sévèrement renforcé en 1996.

"Todos somos americanos" (Nous sommes tous américains), avait lancé le Président américain, le 17 décembre 2014 , en annonçant depuis la Maison Blanche ce rapprochement après des mois de négociations secrètes dans lesquelles le pape François a été personnellement impliqué.

A Washington, les explications de Frédéric Carbonne

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